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Téléchargez la version papier du dossier Agropolis "Changement climatique" n° 20 février 2015, 87 pages)
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Coordination scientifique :
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Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Impact des changements climatiques passés sur la fragmentation des cédraies et sapinières au Maroc et au Liban

Copyright et légende : © Distribution des cédraies dans le Moyen Atlas (Maroc)

© Distribution des cédraies dans le Moyen Atlas (Maroc)

En Afrique du Nord, l’aire de distribution des espèces arborées est limitée au Nord par la Méditerranée et au sud par le désert. Cependant, plusieurs espèces emblématiques, telles que le cèdre de l'Atlas, ont persisté depuis au moins deux millions d'années et cela malgré l'alternance de périodes glaciaires et interglaciaires. Le cèdre de l'Atlas a actuellement une aire fragmentée et certaines populations régressent de manière sensible depuis une cinquantaine d'années. Dans le cadre du programme national EC2CO «Ecosphère Continentale et Côtière», des chercheurs de l'ISEM et du CEREGE étudient l'impact des changements climatiques sur les changements d'aire des cédraies au Maroc depuis la dernière période glaciaire (20,000 ans BP). L'approche adoptée consiste d'une part à reconstruire l'aire de distribution des cédraies (en utilisant les pollens fossiles) à différentes périodes du passé dans le Moyen Atlas et d'autre part à évaluer la variabilité du climat (à partir de données géochimiques issues des ostracodes) dans le même espace-temps.

Au Maroc, des analyses génétiques des populations actuelles (menées dans le cadre d'un projet FRB entre l'ISEM et l'Inra d'Avignon) ont montré que le modèle "contraction glaciaire/expansion postglaciaire" connu en Europe (et en Amérique du Nord) n'est pas applicable pour expliquer la relation entre les changements climatiques passés et la distribution actuelle du cèdre de l'Atlas. Les populations actuelles ont donc probablement dû persister in situ en adaptant leur aire de distribution aux contraintes climatiques passées. Le réseau de données fossiles obtenues semble confirmer qu'en effet les cédraies ont probablement répondu aux changements climatiques passés plutôt par des mouvements en altitude que par des extinctions importantes de populations.

Légende : Distribution des cédraies dans le Moyen Atlas (Maroc) observée actuellement ( rouge ) et projetées au début de l'Holocène entre 10 et 6,000 BP ( vert ) et durant la dernière période glaciaire ( bleu ). Les points noirs représentent les séquences fossiles qui valident ces distributions.

Rachid Cheddadi, rachid.cheddadi@univ-montp2.fr

Date de publication : 01/02/2015

Cet exemple ne figure pas dans la version papier du dossier, publiée en février 2015.




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=198