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Téléchargez la version papier du dossier Agropolis "Changement climatique" n° 20 février 2015, 87 pages)
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Coordination scientifique :
Sandra Ardoin-Bardin
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Mélanie Broin
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Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Amborella : espèce endémique de la Nouvelle Calédonie

Copyright et légende : ©V.Poncet/F.Munoz-Evolution des niches écologiques d'Amborella au cours du temps

©V.Poncet/F.Munoz-Evolution des niches écologiques d'Amborella au cours du temps

Amborella est l’unique espèce vivante du groupe frère de toutes les angiospermes. En tant qu’espèce endémique de la Nouvelle Calédonie, elle occupe donc une place singulière dans cet archipel du Pacifique Sud considéré comme un «point chaud» de diversité. Malgré les changements climatiques drastiques qui ont affecté l’île au cours de son histoire, cette espèce emblématique a survécu jusqu’à nous.

En effet, une étude phylogénétique a été effectuée en collaboration entre les UMR DIADE et AMAP, sur financement IRD (action incitative AMBRES), sur des échantillons représentatifs de sa distribution actuelle en utilisant des marqueurs moléculaires de type microsatellite. L’analyse baysienne des résultats a montré une structuration globale en 4 groupes de diversité. L’objectif a été ensuite de comprendre comment cette structure pouvait s’expliquer par l’évolution des habitats favorables au cours du temps et des changements climatiques.

Une modélisation des niches écologiques a été réalisée à partir des données climatiques et environnementales actuelles et passées en se basant sur les points de présence de toutes les données d’herbiers disponibles et de stations d’observation. La modélisation de la niche à l’époque du dernier maximum glaciaire, il y a environ 21 000 ans, montre qu’Amborella présentait une réduction drastique de son habitat (96%) avec des environnements favorables principalement localisés au Mont Aoupinié et dans le massif des Lèvres. La diversité génétique actuelle est vraisemblablement liée à un scénario de survie au Pléistocène d’au moins deux lignées, dans ces deux refuges, suivie d’une expansion vers le sud, lorsque les conditions sont devenues plus favorables.
La modélisation de "niches écologiques" combinée à la génétique des populations permet d’analyser la biogéographie d’Amborella. Cette étude démontre l’existence de refuges au Pléistocène et leur impact sur la survie et la structure génétique actuelle d’Amborella trichopoda. Les refuges anciens représentent également des zones potentiellement stables dans un contexte de changement climatique futur. Les efforts de conservation doivent être y être focalisés.

En savoir plus

Valérie Poncet, valerie.poncet@ird.fr

Date de publication : 01/02/2015

Cet exemple ne figure pas dans la version papier du dossier, publiée en février 2015.




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=185