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Dossier Agropolis Agricultures familiales

Coordination scientifique :
Sandra Ardoin-Bardin
(IRD), Nicolas Arnaud (CNRS),
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Mélanie Broin
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Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

La réponse de la diversité fongique au changement climatique : l’utilisation de collections d’herbier âgées de 170 ans

Copyright et légende : © Delile - Pivoulade d'éouse, dessin de Delile (Herbier de Montpellier)

© Delile - Pivoulade d'éouse, dessin de Delile (Herbier de Montpellier)

Comparer la distribution actuelle de la diversité biologique à ce qu’elle était il y a 200 ans est rendu difficile par la rareté de données anciennes de qualité. Lorsque de telles données existent, elles sont généralement issues d’échantillonnages datant de quelques décennies tout au plus. Lorsque le pas de temps étudié s’allonge, des changements importants interviennent aussi bien en termes de nomenclature des espèces étudiées que de dénomination des lieux d’observation. Par ailleurs, il est fréquent que des données climatiques collectées lors de campagnes aussi éloignées dans le temps concernent les mêmes stations.

L’ensemble de ces contraintes donne une idée de la valeur exceptionnelle des données constituées autour de Montpellier entre 1820 et 1850, par de Candolle et ses successeurs de l’Institut Botanique de Montpellier, et conservées jusqu’à nos jours par l’Herbier de Montpellier. Ces collections constituent ainsi l’un des plus anciens jeux de données mycologiques assemblés en un herbier et localisés avec précision. Ces données sont par ailleurs assignées à des informations climatiques précises, relevées manuellement au moment de l’échantillonnage.

Après un important travail de réassignation nomenclaturale et d’analyse des données météorologiques, ces informations ont été comparées à des relevés réalisés dans la même région sur la période 2000-2010 par la Société d'Horticulture et d'Histoire Naturelle de l'Hérault. Les équipes impliquées (CEFE, Biotope, Société d'Horticulture et d'Histoire Naturelle de l'Hérault, Laboratoire de Botanique, Phytochimie et Mycologie, Herbier de l'Université de Montpellier, Laboratoire des Sciences Végétales et Fongiques) ont ainsi pu mettre en évidence que, en l’espace de deux siècles, les espèces de champignons décomposeurs et mutualistes ont retardé leur fructification de deux à trois semaines, alors que dans le même temps certains paramètres climatiques (température moyenne, distribution temporelle des pluies) montrent d’importants changements.
Ces grandes tendances connaissent des variations spécifiques parfois fortes et sont modulées par les traits écologiques des espèces (espèces d’arbres associées, type de substrat…), et permettent par exemple de constater que certains champignons largement consommés autrefois, et faisant l’objet d’un commerce à Montpellier, ont aujourd’hui très fortement régressé.

Franck Richard, franck.richard@cefe.cnrs.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 2. Changement climatique & Biodiversité et écosystèmes , dans lequel figure cet exemple




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=142