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<Dossier Agropolis

Téléchargez la version papier du dossier Agropolis "Changement climatique" n° 20 février 2015, 87 pages)
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Dossier Agropolis Agricultures familiales

Coordination scientifique :
Sandra Ardoin-Bardin
(IRD), Nicolas Arnaud (CNRS),
Sophie Boutin
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Jean-Luc Chotte
(IRD),
Philippe Jarne
(CNRS),
Pascal Kosuth
(Agropolis Fondation),
Philippe Lebaron
(UPMC),
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Contacts Agropolis

Mélanie Broin
broin@agropolis.fr
Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Équilibre entre ressources en eau et usages : les besoins futurs seront-ils satisfaits ?

Le projet GICC REMedHE 2012-2015 (« Gestion et Impacts du Changement Climatique - Impacts du changement climatique sur la gestion intégrée des Ressources en Eau en Méditerranée : évaluation comparative Hérault-Ebre ») associe des scientifiques de HSM et du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE, CEA, CNRS, USQV ) et des gestionnaires de bassin (syndicat mixte du bassin du fleuve Hérault, confédération hydrographique de l'Ebre).

Il vise à évaluer les impacts potentiels d’évolutions climatiques et anthropiques à l’horizon 2050 sur les régimes hydrologiques et les demandes en eau au sein des bassins de l’Hérault (2 500 km², France) et de l’Ebre (85 000 km², Espagne) afin de proposer différentes stratégies de gestion de la ressource pour le maintien des équilibres entre disponibilité et demande en eau. Ces questions sont appréhendées à travers le développement d’une chaîne de modélisation intégratrice préalablement calée et validée sur une période rétrospective de quatre décennies. La modélisation comporte trois étapes :

  • la simulation des ressources en eau (écoulements naturels et perturbation par les barrages et canaux) ;

  • la représentation de la dynamique spatio-temporelle des usages (domestiques, agricoles, industriels et énergétiques) et des demandes en eau associées ;

  • et l’évaluation des équilibres usages/ressources en eau, au travers d’indicateurs de vulnérabilité.


Des scénarios prospectifs complexes ont été formalisés à partir des dernières simulations climatiques du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) et de scénarios socioéconomiques locaux établis en concertation avec les gestionnaires. Les premiers résultats montrent que les bassins seraient soumis à des conditions climatiques plus déficitaires (augmentation des températures associée à une diminution des précipitations printanières et estivales) et à des pressions anthropiques croissantes (augmentation de la population et des surfaces irriguées).

La combinaison de ces conditions devrait entraîner une diminution sensible de la ressource en eau disponible, ainsi qu’une augmentation des besoins domestiques et d’irrigation, fragilisant ainsi les équilibres futurs entre ressources et demandes. Des stratégies d’adaptation visant à réduire la demande en eau (amélioration de l’efficience, changements de pratiques agricoles) ou à augmenter la disponibilité (gestion alternative des barrages, transferts d’eau inter-bassins) sont donc actuellement testées dans la chaîne de modélisation. L'objectif est d'explorer la viabilité de trajectoires qui s’inscrivent dans un avenir incertain.



En savoir plus

Denis Ruelland, denis.ruelland@um2.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 1. Changement climatique & ressources, territoires et développement, dans lequel figure cet exemple




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=132