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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans le domaine des agricultures familiales

Mots-clés : Afrique, Cameroun, agroforesterie, cacaoyer, biodiversité

Influence des stratégies familiales et des pratiques sur les dynamiques spatio-temporelles des systèmes agroforestiers au Sud-Cameroun

1. Dynamiques économiques, organisationnelles et sociales

1. Dynamiques économiques, organisationnelles et sociales

S. Carrière © IRD - Séance d’écabossage pour ces femmes camerounaises réunies en association, région de Talba, Centre-Cameroun Le projet SAFSE (Recherche de compromis entre productions et services écosystémiques fournis par les systèmes agroforestiers) est un projet de l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD). L’une de ses équipes réunit le Cirad (UMR Innovation), l’Institut de recherche pour le développement (IRD – UMR GRED), l’université de Yaoundé 1 (Cameroun) et Montpellier SupAgro (Institut des régions chaudes).

Depuis 2013, cette équipe interdisciplinaire (agronomie, socio-économie, écologie, ethnobotanique) souhaite comprendre les effets des pratiques et des stratégies familiales sur les agroforêts à cacaoyers dans différentes zones écologiques et socio-économiques du Sud-Cameroun. Ces stratégies familiales, en constante évolution, sont soumises à différentes pressions selon les régions. Le dispositif de recherche mis en place repose sur une diversité de contraintes et d’opportunités, avec l’hypothèse qu’elles influencent et font évoluer les agroforêts à cacaoyers.

Traditionnellement, ces agroforêts, qui datent du début du XXe siècle, étaient complexes, multistrates, riches en espèces arborées associées et utiles. Composées de variétés de cacaoyers rustiques introduites par les allemands, ces agroforêts gérées à l’échelle familiale représentaient des agro-écosystèmes riches en biodiversité assurant ainsi une bonne résilience aux changements (écologiques, économiques). Les introductions successives de nouvelles variétés, les conseils promulgués par les services de vulgarisation agricole, les mobilités spatiales et professionnelles, les investissements des élites au village ou dans les fronts pionniers, sont autant de facteurs qui, entre autres, contribuent à élargir les zones d’implantation de ces agroforêts hors des zones originelles, mais aussi à façonner de nouvelles formes d’agroforêts. Les effets de ces facteurs peuvent parfois se résumer à la simplification du système cacaoyer limitant ainsi les services écosystémiques rendus.

L'équipe mentionnée ci-dessus a donc pour mission de mixer des approches écologiques, agronomiques et socioéconomiques afin de caractériser les effets de ces changements sur la structure, la composition en espèces et la dynamique spatiale de ces agroforêts, via leurs effets sur les stratégies familiales, et ce dans trois zones contrastées du Sud-Cameroun forestier.

En savoir plus

Isabelle Michel, isabelle.michel@supagro.inra.fr & Stéphanie Carrière, stephanie.carriere@ird.fr

Date de publication : 01/01/2014





 


 
 

Mise à jour le 11/02/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agriculture-familiale/exemple.php?id=92