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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans le domaine des agricultures familiales

Mots-clés : France, exploitation agricole, recensement agricole, recomposition territoriale

Les petites exploitations familiales en France

1. Dynamiques économiques, organisationnelles et sociales

1. Dynamiques économiques, organisationnelles et sociales

Source: carte IGN, Agreste Enquêre Structure 2005-Poids dans la MBS départementale et dénombrement des exploitations d'agriculteurs de moins de 40 UDE

Face à la concentration de la production et du foncier, se posent les questions de la spécificité et du devenir des petites exploitations (PE). En France, en 2000, plus de quatre exploitations d’agriculteur sur dix ont un niveau de MBS inférieur à 40 UDE*. Ces exploitations d’agriculteur — c’est-à-dire celles qui déclarent au moins un actif familial comme agriculteur à titre principal — sont de moins en moins nombreuses. En 2007, elles ne sont plus qu’une sur trois. Les très petites exploitations (TPE), définies par un niveau de MBS inférieur à 16 UDE, représentaient 20 % des exploitations d’agriculteur en 2000 et une sur quatre avait disparu en 2005. Ces exploitations sont fortement localisées des Pyrénées aux Alpes du Nord (cf. carte). À partir du recensement agricole 2000 et de l’enquête structure 2005, une analyse descriptive réalisée par l’UMR Moisa caractérise ces exploitations et leur trajectoire.

Les TPE présentent des spécificités productives. Elles sont surreprésentées dans les systèmes ovins, caprins et bovins viande. Sur la période 2000/2005, leur taux de sortie est plus faible que celui des autres exploitations mais leur taux de croissance est aussi parmi les plus faibles observés.

Les trajectoires des PE ainsi que le taux de croissance des exploitations pérennes varient selon l’orientation productive. Ainsi, les exploitations spécialisées en maraîchage ont des taux de sortie et des niveaux de croissance très importants. Ces trajectoires sont surtout liées aux orientations productives ainsi qu’à la valorisation de la production. Les labels de qualité (label rouge, etc.) sont souvent mis en œuvre par les PE ; ils sont un facteur de croissance pour cette catégorie, contrairement à d’autres labels comme celui de l’Agriculture Biologique. En effet, ce dernier est marginal en France et l’effet observé sur les nivaux de croissance des PE apparaît très faible. Alors que la diversification des sources de revenus permettrait d’avoir une croissance plus importante, les PE se diversifient moins que les autres. Une analyse des données du recensement agricole 2010 permettra d'actualiser ces résultats et de mettre l'accent sur des aspects tels que le mode de commercialisation des exploitations.



Magali Aubert, aubert@supagro.inra.fr
& Philippe Perrier-Cornet, philippe.perrier-cornet@supagro.inra.fr


Date de publication : 01/01/2014





 


 
 

Mise à jour le 11/02/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agriculture-familiale/exemple.php?id=89