Histoire de l'installation du Consortium du CGIAR à Montpellier

 

La candidature montpelliéraine : une collaboration exemplaire entre les niveaux national et régional et aussi entre tous les acteurs impliqués (Etat, collectivités territoriales, établissements de recherche).

La France a fait part dès la fin de l’année 2008 de son souhait de se porter candidate pour héberger le futur siège du Consortium du CGIAR.

Très rapidement un groupe d’acteurs s’est mobilisé en région comme au niveau national : établissements scientifiques, Conseil Régional Languedoc- Roussillon (LR), Montpellier Méditerranée Métropole, Préfecture de Région LR, ministères français concernés (ministère de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche, ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche, ministère des Affaires étrangères et européennes, ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État).

Sur un plan opérationnel, l’ensemble de ces acteurs a mandaté Agropolis International afin d’organiser la proposition et de réaliser le dossier de soumission de la candidature. Le MAEE étant chargé de son côté de coordonner les efforts des différents services ministériels impliqués ainsi que de soumettre formellement la candidature française.

Les autres villes candidates aux côtés de Montpellier (retenues après une première étape de sélection) étaient Nairobi, New Dehli, Addis Abeba et Rome.

Le succès spécifique de Montpellier : une reconnaissance mondiale et des enjeux considérables

La visibilité et la notoriété du pôle scientifique « agro-environnement » représenté par Agropolis International, ainsi que l’environnement académique régional formé par les Universités et les grands organismes de recherche ont été des atouts majeurs dans la candidature française.

Le choix de Montpellier est sans nul doute une reconnaissance au niveau international qui fait aujourd’hui de notre région la capitale mondiale de la recherche en agronomie.

L’arrivée du Consortium du CGIAR à Montpellier est évidemment porteuse de nombreux enjeux et ouvre de grandes perspectives pour notre communauté scientifique et pour la région en général :

  • La recherche agronomique française est reconnue dans le monde entier mais insuffisamment impliquée dans les dispositifs internationaux de recherche pour le développement. Le choix de la France comme lieu d’installation du siège du Consortium du CGIAR offre de nouvelles opportunités de développement de coopérations à l’échelle mondiale tant en termes de recherche que de formation.
  • Ce choix est également un facteur de diversité dans un domaine multilatéral dominé par les modèles issus des universités anglo-saxonnes. Plusieurs pays du Sud, pas seulement francophones, ont signifié leur intérêt pour une telle ouverture du système international vers d’autres références et d’autres approches, comme celles qui identifient l’école française d’agronomie, sa tradition d’approches systémiques et ses nouvelles orientations pour une production écologiquement intensive.
  • L’hébergement du Consortium du CGIAR au sein du campus Agropolis International contribuera aussià dynamiser l’ensemble de la communauté scientifique régionale et d'enseignement supérieur concernée par les questions liées au monde biophysique et à sa gestion par les sociétés humaines (agriculture, alimentation, biodiversité, adaptation au changement climatique, gestion des ressources en eau, etc.).

Installation de l'équipe du Consortium du CGIAR

  • Les premiers membres de l'équipe sont arrivés à Montpellier dans le bâtiment d'Agropolis International le 07 mars 2011.
    Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, propriétaire du bâtiment, a donné son accord à Agropolis International pour mettre à disposition du CGIAR des bureaux , à titre gracieux.
  • Le processus de construction du bâtiment définitif du CGIAR, construit à côté du bâtiment d'Agropolis International, a par ailleurs débuté, un calendrier et un cahier des charges sont actuellement en cours d’élaboration.
    Cette opération est portée par la Région Languedoc-Roussillon qui en assure la maîtrise d'ouvrage et le financement en totalité.



 
 

Contact:

Bernard Hubert, Président d’Agropolis International
hubert@agropolis.fr

Extrait du site http://www.agropolis.fr/recherche-agricole-internationale/consortium-mondial-recherche-agricole-developpement-gcrai-historique.php