AGROPOLIS, LE DÉBUT D'UNE HISTOIRE
AVEC LOUIS MALASSIS, LE VISIONNAIRE

 

Louis Malassis
Louis Malassis,
Président fondateur d'Agropolis

« Il fallait faciliter l’échange d’informations, les actions communes dans un monde où la science est de plus en plus complexe et implique l’interdisciplinarité. Nous avons voulu développer une synergie », rappelle Louis Malassis.

La confédération Agropolis est donc née le 24 janvier 1986, portée par dix-sept établissements.

25 ans plus tard, Agropolis International est constituée aujourd'hui 25 établissements scientifiques, 4 collectivités territoriales et de nombreux acteurs du développement économique, Agropolis International constitue un lieu original et unique d’échange et de construction collective. Agropolis découle de la volonté conjointe des pouvoirs politiques et de personnalités de doter Montpellier et sa région d’instituts travaillant dans le même sens. Ce pôle de recherche, de formation, de transfert technologique et culturel est le résultat d’une histoire qui remonte bien loin dans le temps.

 

Montpellier, une longue tradition universitaire et scientifique

1593 : Pierre Richer de Belleval fut en effet l’un des premiers à conférer à Montpellier une spécialisation agronomique. Ce médecin obtint du roi Henri IV l’autorisation d’y créer le premier jardin botanique de France. Il permit de développer les liens entre les Sociétés savantes, donnant à la ville l’image d’un centre important d’échanges de sciences botanique.

1872 : l’Ecole Nationale d’Agriculture, qui deviendra en 1960 l’Ecole National Supérieure Agronomique de Montpellier (ENSA.M) et qui de nos jours est devenu Montpellier SupAgro, sort de terre : elle est alors l’un des six instituts répartis en métropole selon la volonté de l’Etat de structure l’enseignement supérieur agricole.

1946 : Naissance de l’INRA qui installe un centre dans la capitale régionale, sur le site de l’ENSA.M.

1962 : la décision est prise de créer le CIHEAM, pour mettre en place des formations qualifiantes. Un établissement à Montpellier et l’autre à Bari, en Italie, sont créés suite au traité intergouvernemental signé sous l’égide de l’OCDE et du Conseil de l’Europe. Cette décision d’implantation fait suite à une pré-étude confiée à un professeur enseignant à Rennes, Louis Malassis, et à un professeur italien.

Années 70 : Une étape supplémentaire est franchie. La décentralisation d’un certain nombre d’établissements est décidée au plus haut niveau.

1975 : le GERDAT, devenu Cirad en 1985, s’installe à Montpellier.
Le CEMAGREF, le CNEARC (MontpellierSupAgro), l’ENSIA/SIARC (Montpellier SupAgro) , l’ENGREF (AgroParisTech) … suivent.

Une décision prise par le ministre de l’agriculture Pierre Méhaignerie. Son directeur général de l’enseignement et de la recherche est … Louis Malassis.

La question se pose de donner une cohérence aux instituts qui dépendent de ce ministère. La création du Complexe agronomique méditerranéen et tropical de Montpellier est officiellement annoncée le 17 novembre 1979 à Mazamet par le président de la République Valéry Giscard d’Estaing, dans son discours consacré au plan du Grand Suc Ouest.

La partition est écrite, reste à la mettre en musique.

 

Jean-François Breton

 

 

Jean-François Breton, directeur de l’ENSA.M, en a notamment la mission. Il a l’idée d’étendre la coopération aux établissements qui dépendent d’autres ministères. Il faut vaincre les résistances : les intérêts, les statuts, les missions et l’histoire des différents établissements sont parfois en contradiction. Les réunions se succèdent et l’unanimité finit par se faire. Pendant ce temps, l’Etat poursuit la délocalisation. Celle de l’ORSTOM (IRD) est décidée en 1982 ; plus tard, celles des départements Forêt et EMVT du CIRAD seront décidées par Edith Cresson, en 1992, toujours avec l’appui des différents acteurs locaux.

 

 

 

baptème Agropolis International

En juin 1985, les établissements décident de s’associer. Malheureusement, Jean-François Breton, qui devait en être le président, décède peu de temps après. Les membres choisissent alors pour le remplacer un tout nouveau retraité : Louis Malassis.

En septembre 1985, à l’initiative du député-maire de Montpellier, Georges Frêche, les ministres de la Recherche, de la Coopération, et le secrétaire d’Etat à l’agriculture, en visite à Montpellier, affirment à leur tour leur soutien à la création du Complexe agronomique méditerranéen et tropical de Montpellier : Agropolis. C’est l’acte de baptême.

 

signature de la charte fondatrice d'Agropolis

 

En signant, le 24 janvier 1986, la convention qui les lie, les différents établissements membres donnent au nouveau-né trois missions : « faciliter la production et la diffusion d’informations entre les établissements, contribuer à proposer et à favoriser l’organisation d’actions conjointes, assurer une fonction générale de représentation ».

Le groupement s’organise. Jean-Pierre Frémeaux, détaché par le CIHEAM/IAM.M, est nommé secrétaire général. Jean Billiemaz, en pré-retraite, devient délégué général aux relations professionnelles et industrielles. Une secrétaire du CIRAD est mise à disposition. L’ENSA.M, quant à elle, fournit les locaux nécessaires. Un conseil d’orientation et de coordination regroupant les membres est mis en place et le Cirad accepte d’être l’établissement support.

 

 

Une association loi 1901

Mais, ce qui n’est encore qu’un club informel n’a pas de fonds propres. Le constat s’impose : il faut un statut. Celui d’association loi 1901 est déposé en préfecture en décembre 1986. Deux ans seront nécessaires pour affiner et adopter la marche à suivre. Le nouveau mode de fonctionnement est entériné le 28 janvier 1988. Louis Malassis, élu président pour deux ans, est renouvelé à son poste. Il le quittera en 1992.

GCIAR

 

 

 

Entretemps, la tenue à Montpellier, en 1987, de la réunion du Groupe Consultatif de la Recherche Agricole Internationale (GCRAI), confère déjà à Agropolis sa dimension internationale.

 

 

 

 

création du réseau européen NATURA

 

 

Pendant ses mandats, Louis Malassis veille à la réalisation de certains projets tels, en 1986, le parc scientifique Agropolis et, en 1987, la cité internationale, en liaison avec le district. Agropolis fonde avec l’université de Wageningen, le réseau NATURA qui réunit 12 universités agronomiques européennes spécialisées dans son domaine. L’association met au point ses propres couleurs (logo, charte graphique…).

 

 

 

Agropolis Museum

 

En 1992, l’idée de construire un lieu propre à l’association, Agropolis International, mais aussi un musée, Agropolis-Museum.

 

 





 
 

Mis à jour le 27.08.14


Contact :

Eric Fargeas
fargeas@agropolis.fr





Extrait du site http://www.agropolis.fr/histoire/25-ans-agropolis-toute-une-histoire.php