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Chiffres-clés

10 ans de Labex Europe en chiffres

4 pays couverts par le Labex
Europe
à ce jour :
France (Montpellier, Avignon, Dijon),
Royaume Uni (Rothamsted Research Station),
Pays Bas (Wageningen University, Plant Research Institute),
Allemagne ( Jülich Institute)

De nombreuses publications
dont plus de 60 dans des journaux scientifiques de rang A

Une vingtaine de laboratoires
visités

6 séminaires ou ateliers en
France, Pays Bas et Royaume Uni

3 coordinateurs

12 chercheurs accueillis depuis la création, soit 430 chercheurs-mois

3 thématiques de recherche :
• Technologies agroalimentaires,
• Gestion des ressources naturelles,
• "Biologie avancée" et intérections moléculaires plantes-ptahogènes

Zoom sur :

Curriculum complet des chercheurs et des coordinateurs du programme Labex-Europe

La plateforme « Lattes » du Conseil National de Développemment Scientifique et Technologique (Brésil) est une base de curriculum vitae ouverte au public qui sert de référence pour tous les champs de la connaissance
Amaral, Alexandre M. do

Arcuri, Pedro B.

Brasileiro, Ana C. M.

Carvalho, Claudio J. R.

Contini, Elisio

Deliza, Rosires

Lago, Regina C. A.

Netto, José Madeira da S.

Rodrigues, Geraldo S.

Rosenthal, Amauri

Simões, Margareth S. P.

Souza Jr., Manoel Teixeira

Vieira, Luis F.

Contacts

Claudio Reis de Carvalho
Coordinateur du Labex Europe
embrapa.labex.europe@agropolis.fr Tél. : +33 (0)4 67 04 37 43


Paula Dias
Correspondante Agropolis International
dias@agropolis.fr
Tél. +33 (0)4 67 04 75 13

Mots-clés

génétique et génomique laboratoire extérieur technologies de l'agro alimentaire gestion des ressources naturelles hydrologie économie agricole LABEX Brésil Embrapa outil de renforcement et de diversification des partenariats
coopération internationale
développement agricole brésilien
laboratoire sans murs
coopération technico-scientifique
gestion des ressources naturelles
génomique et biotechnologies végétales...

 

 

 

Projets gérés par Agropolis International (cliquez pour ouvrir le volet)

Projets en cours

Gestion de l'eau et développement des territoires ruraux au Chili

Aquaculture, technopôle et filière agro-alimentaire en Tunisie

Filières agro-alimentaires et agro-technopôles au Maroc

Atelier de réflexion prospective sur la Méditerranée ANR-PARME 2010-2011

LABoratoire Extérieur de l’Embrapa (Brésil) en Europe LABEX

LABINEX - LABoratoire EXtérieur sans murs de l'INTA (Instituto Nacional de Tecnologia Agropecuaria - Argentine)

Projet Afresh (Alimentation et activité physique, instruments pour un développement économique régional au bénéfice de la santé - 2010-2013)

Projet HighTech Europe 2009-2013 (Identification des technologies clés et liens recherche-industries en agro-alimentaire à l’échelle européenne - 2009-2013)

Projet européen RED-ITAA (European Network of Innovation and Technology in the Agricultural and Food Sectors - 2011-2012)

Projet européen INPROFOOD (Vers une programmation de la recherche ouverte pour des innovations alimentaires durables 2011-2013)

Appui à la réforme de l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) d'Alger (Algérie)


Projets clôturés

Projet ARCUS 2006-2010

Projet Echel-Eau 2005-2010

Projet DURAS 2005-2008

Projet ABC Network 2006-2008

Projet MEDA-ISIIMM 2003-2008

Projet Meda-ADS Arganier 2005-2007

Accueil > Actions collectives d'Agropolis International > Partenariats et Réseaux

 

Le LABEX : LABoratoire EXtérieur de l'Embrapa (Brésil) en Europe

 

Depuis 2002, Agropolis International héberge dans ses locaux le Labex Europe de l’Embrapa et joue le rôle de portail d’accès et de facilitateur pour l'Embrapa et ses partenaires locaux. Le Labex Europe de l’Embrapa a pour mission l’affectation temporaire de chercheurs brésiliens confirmés dans des laboratoires de pointe situés en France et en Europe.

 

Ces scientifiques participent activement aux recherches des équipes d’accueil tout en assurant une veille scientifique et technologique dans leur domaine de compétence.

 

Aujourd’hui, quatre chercheurs brésiliens sont affectés dans le Programme Labex Europe.

 

 

 

Claudio José Reis de Carvalho

CARVALHO Claudio J. R.

Courriel

Coordinateur

Counterpart: Paula Dias

Agropolis International
Montpellier, France

Curriculum complet

         

AMARAL, Alexandre M.

Courriel

Plant/microorganism interactions

Counterpart: John Lucas

Rothamsted Research Institute, Harpenden,
Grande Bretagne

Curriculum complet

En savoir plus >>

Paulo Hermann Jr

HERRMANN Jr, Paulo

Courriel

  Forschungszentrum Jülich, Allemagne  
Henriette Monteiro Cordeiro de Azeredo

MONTEIRO CORDEIRO DE AZEREDO, Henriette

Courriel 1
Courriel 2

Technologies agro-alimentaires Institute of Food Research (IFR), Norwich, Grande Bretagne Curriculum complet

Pour aller plus loin...

L'Embrapa en bref ...

Le Programme Labex de l'Embrapa dans le monde

3 thématiques du Programme Labex de l'Embrapa en Europe

Principales retombées de la création du Labex Europe

La coopération internationale de l'Embrapa

 

L'Embrapa en bref ...

La recherche au service du développement agricole durable brésilien

 

L’Embrapa (Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária), Entreprise Brésilienne de Recherche Agricole, liée au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Approvisionnement, a pour mission de « fournir des solutions technologiques pour le développement durable agricole au Brésil ».

Créée en 1973, elle a ainsi développé plusieurs technologies utiles à l’agriculture brésilienne, réduit les coûts de production et aidé le Brésil à augmenter son offre alimentaire tout en conservant les ressources naturelles et l’environnement. Forte de plus de 9 500 employés dont plus de 2 400 chercheurs, l’Embrapa est constituée d’un réseau de 42 centres de recherche, 5 centres de service et 15 divisions centrales. Présente dans toutes les régions brésiliennes, elle sert de liaison entre les institutions composantes du système national de recherche agricole.

L’Embrapa s’implique en outre dans de nombreux projets de coopération internationale, spécialement au travers du Programme des laboratoires virtuels à l’extérieur, « Labex » -aujourd’hui aux États-Unis, en Europe et en Asie- et grâce aux bureaux de transfert de technologies en Afrique et en Amérique latine.

 

Le Programme Labex de l'Embrapa dans le monde

Le Labex Europe a aujourd’hui 10 ans, le moment de tirer les leçons d’une expérience originale de coopération scientifique internationale et de les partager.

Après une première expérience réussie aux Etats-Unis, en partenariat avec l’USDA ARS, l’Embrapa a décidé, en 2002, d’ouvrir un deuxième LABoratoire Extérieur de l'Embrapa en Europe et a choisi Agropolis International à Montpellier.

L'idée est née au Brésil. Dès la fin des années 90, l’Embrapa explore un nouveau concept de partenariat, le « laboratoire sans murs » ou
« laboratoire extérieur » («Labex»), dont Francisco Reifschneider, Eliseu Alves et Alberto Portugal sont les principaux architectes.

Des chercheurs seniors sont envoyés pendant 2 à 4 ans dans des laboratoires de recherche performants à l’extérieur afin de promouvoir des échanges de leur expérience avec d’autres chercheurs. Le but in fine est de créer de nouvelles connaissances qui serviront à développer des technologies innovantes pour l’agriculture tropicale. Ils s’insèrent dans une équipe de haut niveau et collaborent à un projet de recherche commun qui servira à créer un ‘cluster’ de recherches à partir des réseaux scientifiques brésiliens et européens. Ils doivent aussi se consacrer à un tiers de leur temps à des activités exploratoires (veille, visites, participation à des conférences...) ainsi que d’information en direction de la coordination et la supervision du programme.

Quatre ans après le premier Labex créé en 1998 aux États-Unis (en collaboration avec l’USDA-ARS), une deuxième expérience démarre en Europe. Le Cirad (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l’Inra (Institut National de la Recherche Agronomique) et l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) donnent mandat à Agropolis International pour qu’un accord soit signé entre l’Embrapa et le consortium pluri-institutionnel régional — 28 établissements de recherche et de formation supérieure — hébergé au sein du bâtiment d’Agropolis International à Montpellier en France. Le Labex Europe est inauguré en 2002. De surcroît, Le Labex s’exporte aussi dans d’autres régions du monde (Corée du Sud, en 2009, Chine en 2012).

Cliquez sur ce lien l'image pour visionner le programme Labex Embrapa en quelques dates clés

3 thématiques du Programme Labex de l'Embrapa en Europe

Les thématiques ont été choisies par l’Embrapa en tenant compte, d’une part, des priorités scientifiques communes du Brésil et de la France et, d’autre part, de la masse critique de recherche au Brésil, permettant une dynamique de coopération bénéfique aux deux pays.

En six ans, une douzaine de chercheurs, dont trois coordinateurs, se sont succédés sur trois thématiques :

  • "Biologie avancée" et intérections
    moléculaires plantes-pathogènes
  • Les technologies agroalimentaires

  • La gestion des ressources naturelles

La croissance démographique, particulièrement dans les pays en développement, la dégradation des terres arables, la diminution de l’accès à l’eau potable et le changement climatique, représentent des défis considérables pour les productions agricoles et la sécurité alimentaire. L’amélioration des plantes constitue une approche fondamentale pour répondre au besoin d’accroître la production agricole tout en diminuant l’utilisation d'intrants chimiques, permettant ainsi de développer des pratiques agricoles durables.

 

Du fait de ces enjeux globaux, l’Embrapa a décidé de développer une « biologie végétale avancée », axée sur les interactions plantespathogènes, en phase avec les progrès rapides des outils moléculaires et le développement des sciences« omiques » (nouvelles méthodes d'interprétation des données issues du génotypage et phénotypage de germoplasmes de cultures importantes).
Pendant ces 10 dernières années
, trois chercheurs du Labex Europe ont travaillé sur ce thème sur trois cultures importantes pour la sécurité alimentaire au Brésil et ailleurs :

  • Le riz constitue l’un des aliments de base au Brésil. De nombreux efforts ont été réalisés pour améliorer sa tolérance aux différents stress abiotiques (sécheresse, salinité…). Celle-ci reste un caractère difficile à améliorer dans le cadre de programmes de sélection génétique classiques. Une meilleure connaissance au niveau moléculaire des gènes impliqués dans la résistance/sensibilité aux stress abiotiques devrait aider au développement de nouvelles variétés mieux adaptées aux contraintes environnementales.
  • La production de banane est menacée par des maladies et parasites dans la plupart des régions de production : cercosporioses, maladie de Panama, nématodes. Leur suivi est coûteux et les pesticides utilisés toxiques pour les hommes et l’environnement. Citons aussi le flétrissement bactérien du bananier, la maladie de Moko et le charançon du bananier. La plupart des bananes et plantains sont sensibles à au moins une de ces maladies et ravageurs ; actuellement aucun agriculteur ne cultive de variétés résistantes de banane ou de plantain.
  • Rothamsted Research (Royaume-Uni) explore les mécanismes de virulence et de pathogénicité de Mycosphaerella spp., un champignon pathogène du blé du même genre que celui étudié pour la banane, prolongeant ainsi ce premier travail. Le Brésil est toujours importateur net de blé ; cette culture est ainsi prioritaire à l’Embrapa dont les recherches visent l’obtention de variétés adaptées aux tropiques et cultivables dans les savanes centrales brésiliennes. Des températures élevées favorisent l’attaque du blé par Septoria sp., également pathogène du riz. Les scénarios de changement climatique prévoient des étés en Europe similaires à ceux des tropiques, rendant opportune une collaboration entre scientifiques britanniques et brésiliens afin de créer des réseaux internationaux et d’améliorer les connaissances sur cette culture.

Ce thème s’est depuis lié avec celui du développement de protocoles de phénotypage haut débit ; ceci constituera le premier thème du Labex en Allemagne dès 2013. En effet, l’Embrapa étend le Labex Europe en développant ce thème avec Julius Kühn Institute (JKI), Federal Research Centre for Cultivated Plants (Allemagne), afin d’associer l’expertise brésilienne en sciences végétales tropicales et celle du JKI en santé et productivité végétales. L’objectif de ces recherches sera de développer des méthodes et processus non-invasifs (analyse d’image, résonance magnétique nucléaire, capteurs…) pour améliorer la sélection végétale, évaluer le potentiel des ressources biologiques et identifier les traits et fonctions biologiques à appliquer en agriculture.

Au niveau mondial, le Brésil est un acteur important de la production agricole, de la transformation et de l'exportation de produits alimentaires. Une des priorités de l’Embrapa est d’améliorer la compétitivité de l’agriculture brésilienne via la valeur ajoutée des produits agricoles tout en assurant la sécurité sanitaire des aliments. Le thème des technologies agroalimentaires au sein du Labex Europe apparaissait comme une évidence en raison de la longue tradition d’excellence de l’Embrapa en matière de transformation et de qualité des aliments.

 

Le Labex Europe a contribué aux recherches sur les technologies alimentaires au travers de quatre chercheurs :

La Dr. Regina Lago, spécialiste des graisses et huiles, a collaboré avec l’UMR Ingénierie des Agropolymères et Technologies Émergentes (Cirad, UM2, Inra, Montpellier SupAgro) dont l’objectif général est de mieux connaître les fonctionnalités des produits végétaux et de leurs constituants en vue d’augmenter leurs performances pour des usages alimentaires et non alimentaires. Le ricin, Ricinus communis, a été choisi en raison de son potentiel en tant que biocarburant ou huile végétale de grande qualité et de haute valeur pour la chimie industrielle.

La Dr. Heloisa Filgueiras, spécialiste de la physiologie post-récolte, fut la première chercheure du Labex Europe affectée hors de Montpellier. Après une brève collaboration avec Patrick Varoquaux (Inra), elle travailla à l’Université d’Avignon et à l’Inra sur le projet d’intérêt commun « Effets des prétraitements de conservation de légumes sous atmosphère modifiée ».

Ce partenariat de recherche avec le Laboratoire de Physiologie des Fruits et Légumes (UAPV), et la Prof. Huguette Sallanon en tant que correspondant scientifique, visait l’amélioration de la qualité des produits végétaux « de la fourcheà la fourchette » en développant toute la filière « Fruits et légumes ». Deux axes de recherche ont été mis en place : l’étude de la réponse de la plante et de ses fruits aux conditions environnementales et l’amélioration de la conservation post-récolte des fruits et légumes frais. Le travail couvrait un large spectre allant des angues aux endives et visait à étudier les alternatives possibles aux méthodes chimiques de conservation de végétaux peu transformés. L’objectif était de contrôler les processus métaboliques pour différer le noircissement enzymatique et la sénescence tout en préservant les composants fonctionnels.

Dernièrement, deux scientifiques ont pris en charge ce thème des technologies agroalimentairesà Dijon. La Dr. Rosires Deliza a intégré le Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (CNRS, Inra, Université de Bourgogne) qui étudie le comportement alimentaire et son contrôle. L’approche proposée est celle de la physiologie sensorielle comparée. Son travail, en collaboration avec la Dr. Sylvie Issanchou, s’intéressait à l’évaluation des réactions du consommateur à de nouveaux produits alimentaires affichant des qualités nutritionnelles améliorées. Leur travail incluait la participation au projet TrueFood, partiellement financé par la Commission européenne, ainsi que l’utilisation d’outils expérimentaux d’économie avancée.

En même temps, le Dr. Amauri Rosenthal travaillait au Laboratoire de Génie des Procédés Microbiologique et Alimentaires (Inra, AgroSup Dijon) dirigé par le Pr Patrick Gervais. L’objectif était l’étude des effets des hautes pressions et microondes sur les spores bactériennes, problème de la transformation alimentaire important en matière de santé publique. Cette recherche a permis de mieux connaître le rôle du contenu hydrique des spores sur la viabilité des cellules et les mécanismes d’inactivation des spores.

Une gestion des ressources naturelles adaptée et associée à des technologies basées sur la connaissance, est le fondement d’une agriculture durable, efficace et intensive. Cette association représente une opportunité unique de construire un développement en harmonie avec la protection de l'environnement. L’agriculture est alors une solution et non un problème, si la conservation de la biodiversité et de l’environnement est bien prise en compte.

 

Au cours des 40 dernières années, les rendements des cultures au Brésil ont augmenté de 4 % par an (200 % au total) et les surfaces agricoles de 30%. Le développement des technologies agricoles a permis de préserver les terres d’une utilisation agricole extensive. Le Brésil a 60 % de son territoire occupé légalement par des territoires autochtones, réserves biologiques et parcs naturels.

Depuis 2 ans, le « programme pour l’agriculture à faible émission de carbone » au Brésil crée les financements et incitations nécessaires à l’adoption par les agriculteurs de pratiques et de technologies agricoles durables. Le système de recherche agricole brésilien, coordonné par l’Embrapa et incluant plus de 70 universités et instituts de recherche agronomique, développe des pratiques durables d’intensification pour à la fois augmenter la productivité et fournir des services environnementaux. Ce système développe de nouvelles technologies et politiques pour faire de ce programme pour l’agriculture à faible émission de carbone une réalité économique. La recherche a contribué à la conception d’autres politiques de protection forestière et à de nouvelles pratiques permettant de diminuer la déforestation en Amazonie.

Trois chercheurs du Labex ont ainsi contribué à la gestion des ressources naturelles :

  • Dr. José Madeira, premier chercheur du Labex sur ce thème, a rejoint le Laboratoire d’étude des Interactions Sol, Agrosystème et Hydrosystème (Inra, IRD, Montpellier SupAgro) afin d’étudier l’hydrologie des milieux cultivés. Son travail concernait la modélisation des interactions entre pratiques agricoles et indices environnementaux par le développement et la validation de modèles, et par l’établissement d’indices de végétation pour des cultures ayant une canopée discontinue (vignobles, vergers…). Les données provenaient de l’analyse d’images, en collaboration avec la Maison de la Télédétection (Montpellier, France). Les modèles développés décrivent les écoulements d’eau et l’impact des pratiques de gestion dans des micro-bassins présentant une occupation agricole intensive.
  • Le Labex a ensuite reçu le Dr. Geraldo Stachetti Rodrigues au sein de l’UR Performance des systèmes de culture des plantes pérennes (Cirad) pour réaliser une étude d’impact et développer des indicateurs de systèmes intégrés pour la gestion environnementale d’activités rurales. Son équipe a utilisé une approche intégrée pour évaluer l’huile de palme selon les normes internationales de certification environnementale et des critères de durabilité senso strictu. Ce travail visait l’établissement d’indicateurs pour des systèmes de cultures pérennes : durabilité écologique, viabilité économique, équité sociale d’activités rurales de production axées sur le développement durable. Le travail a permis de consolider les avancées scientifiques des partenaires en matière de développement agricole durable.
  • Les méthodes de télédétection et l’analyse d’images sont devenus des outils essentiels pour le suivi agronomique et le suivi du changement de l’utilisation/ occupation des terres. Le Labex a reçu la Dr. Margareth Simões pour partager expertises et méthodes avec l’UMR Territoires, Environnement, Télédétection et Information Spatiale (AgroParisTech, Cirad, Irstea) à Montpellier et étudier la dynamique de zones rurales par l’interprétation des changements d’utilisation des terres. Les résultats fourniront des outils robustes appuyant les politiques publiques dans la transition nécessaire d’un modèle d’agriculture extensive vers un modèle écologiquement intensif.

 

 

Une expérience réussie de partenariat

Le Brésil est désormais le premier partenaire scientifique du pôle agroenvironnement de Montpellier, où une unité de recherche sur quatre a une coopération en cours avec une ou plusieurs institutions de recherche et de formation brésiliennes. Dans ce contexte, le Programme Labex-Europe s’intègre comme un outil d’ouverture à de nouvelles synergies pour les équipes scientifiques. La présence de chercheurs brésiliens expérimentés et leaders des réseaux, connaissant bien le dispositif de recherche national de leur pays, constitue une source d’information directe et de qualité.

Des projets d’intérêt commun sont proposés par les chercheurs brésiliens accueillis, projets qui s’avèrent d’excellentes contributions car ces scientifiques connaissent les forces et faiblesses des parties prenantes des deux pays. Les collaborations ainsi mises en place perdurent, voire se diversifient. Le Programme Labex est en effet un outil de renforcement et de diversification des partenariats établis mais surtout une ouverture vers des collaborations avec des équipes de recherche d’excellence. Un des résultats concrets est la création du Consortium International de Biologie Avancée, qui rassemble partenaires brésiliens et français au service de l’amélioration des plantes d’intérêt pour l’agriculture tropicale et méditerranéenne. En conséquence, le Labex est aussi un outil complémentaire des outils habituels de coopération. À l'heure où la communication virtuelle, avec tous les avantages qu'elle procure, est omniprésente, le travail en binôme au sein d'un même laboratoire permet de tisser des liens d'une toute autre nature.

Un modèle réutilisable pour d’autres partenariats à Montpellier, en Europe et ailleurs

Aujourd’hui, grâce au travail commencé par les chercheurs du Programme Labex-Europe, l’Embrapa développe cette modalité de partenariat stratégique non seulement en France mais avec d’autres pays européens, notamment l’Angleterre (Rothamsted Research Station) et l’Allemagne (Julich Institute). Les Pays-Bas (Wageningen University) ont reçu un chercheur pendant quatre ans et d’autres pays d'accueil sont envisagés pour l’avenir.

Si le Programme Labex de l’Embrapa a bien fonctionné dans un sens, il peut tout aussi bien fonctionner dans l’autre sens : c’est le « Labex inversé », expérimenté par des chercheurs séniors dans les centres de recherche de l’Embrapa au Brésil. En plus des nombreux chercheurs de l'IRD et du Cirad affectés dans divers centres de l'Embrapa au Brésil, un chercheur coréen du RDA, deux chercheurs de l'ARS et un chercheur anglais du Rothamsted Research Station, lié au Biotechnology and Biological Sciences Research Council ont été accueillis dans différents laboratoires.

 

"NOUS VOULONS QUE NOS CHERCHEURS ET CHERCHEUSES DE L’EMBRAPA,
ET NON SEULEMENT NOS ÉTUDIANTS, PUISSENT ‘SE FROTTER’ AUX MEILLEURES
ÉQUIPES DES GRANDES PUISSANCES SCIENTIFIQUES. SUR DES PROGRAMMES QUI SONT
À LA POINTE, CHACUN DANS LEUR DOMAINE SPÉCIFIQUE, EN MATIÈRE DE NOUVELLES
TECHNOLOGIES, D’INNOVATION.
"

Eliseu Alves & Francisco Reifschneider (Embrapa)
Principales retombées de la création du Labex Europe :

1. La création et l'animation du Consortium International en Biologie Avancée (CIBA) en 2008 :

Brésil : 13 unités de recherche (Embrapa),
9 universités publiques et privées, instituts régionaux de recherche EPAMIG (Empresa de Pesquisa Agropecuária de Minas Gerais), IAPAR (Instituto Agronômico do Paraná), APTA et IBDA

France : Cirad, Inra, IRD, CNRS, UM2, Montpellier SupAgro

Unité de coordination :
- Embrapa : coordinateur du programme Labex-Europe,
embrapa.labex.europe@cirad.fr
- Agropolis International : Paula Dias, correspondant institutionnel du Programme Labex-Europe,
dias@agropolis.fr
- Cirad : Sylvie Lewicki-Dhainaut
sylvie.lewicki-dhainaut@cirad.fr

Les stratégies d’analyses à haut débit d’étude des génomes et de leur expression, associées aux approches de génomique fonctionnelle, permettent la caractérisation des ressources génétiques végétales. Ces connaissances, associées aux technologies de pointe et aux approches conventionnelles d’amélioration végétale, permettent la création variétale destinée à réduire l’impact de stress sur la productivité des cultures et améliorer la sécurité et la qualité nutritionnelle des produits.

Cependant, aucune institution de recherche n’est capable, seule, de mobiliser les compétences nécessaires pour les utiliser dans les programmes d’amélioration végétale et d’exploiter la diversité des ressources biologiques. C’est à partir de ce constat que l’Embrapa et Agropolis International, avec l’appui du Cirad, ont créé en 2008 le CIBA.

Le CIBA rassemble des partenaires brésiliens et français ainsi que leurs réseaux scientifiques, qui mettent en commun leurs moyens, capacités, connaissances et savoir-faire, pour développer et utiliser ces outils innovants en biologie avancée et amélioration génétique appliquée à des espèces tropicales d’intérêt agronomique. Riche d’un portefeuille d’une trentaine de projets de recherche collaboratifs, il sert aussi de lieu d’échanges, de formations et de forum de discussion pour développer de nouveaux projets de recherche bilatéraux.

Actions du CIBA -financement Cirad, Embrapa, Agropolis Fondation, Ambassade de France au Brésil, UESC (Universidade Estadual de Santa Cruz), CAPES (Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior)- :

  • Organisation de quatre ateliers de travail bilatéraux,
  • Appui à l’organisation d’ateliers France-Brésil sur des thématiques liées à la biologie avancée : deux symposiums en bioinformatique (2010, 2011) et du First Meeting on Functional-Structural Plant Modeling (2011),
  • Formation en analyse par spectrométrie dans le proche infrarouge.

Parallèlement, le CIBA favorise la mobilité entre chercheurs français et brésiliens ; ce qui a permis la soumission et l’approbation de projets de recherche, notamment par le Cirad, l’Embrapa et Agropolis Fondation.

Dans l’avenir, le CIBA sera renforcé par des mécanismes conjoints de financement propre permettant l’exécution de projets de recherche stratégiques pour les partenaires.

2. L'installation d'un LabIntex argentin à Agropolis International en septembre 2012, en partenariat avec l'INTA (Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria)

Agropolis International a signé fin mars 2012 à Buenos Aires (Argentine) une convention de coopération technique avec l’INTA (Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria) pour la mise en place à Montpellier de son premier LabIntex (laboratoire extérieur sans murs), similaire au modèle du Labex brésilien de l’Embrapa, grâce au soutien de la Banque Interaméricaine de Développement.

Selon Carlos Casamiquela, Président de l'INTA : "La présence du Labex-Europe de l’Embrapa et du LabIntex de l’INTA en France est tout à fait stratégique en permettant au Brésil et à l’Argentine de se positionner sur des recherches de pointe en coopérant avec leurs partenaires européens. Agropolis International, en tant que plate-forme de coopération, joue un rôle facilitateur dans la mise en relation ces deux laboratoires avec les acteurs du monde scientifique européen."

En savoir plus >>

 

La coopération internationale de l'Embrapa (cliquez pour ouvrir le volet)

Depuis sa création, l’Embrapa agit en étroite collaboration avec différentes institutions internationales. L’Embrapa a d’ailleurs créé un Secrétariat des affaires internationales (SRI) en 2009 directement lié au bureau du présidentdirecteur, du fait de la demande accrue en technologies agricoles et de propositions de partenariats en provenance du monde entier.

Le secrétariat des affaires internationales (SRI) a mis en place trois volets : scientifique, affaires technologiques, et projets de structuration des nouvelles actions.

La coordination scientifique, pour l’échange des connaissances, a pour objectif d’élargir les partenariats scientifiques et de consolider l’image de l’Embrapa en tant qu’institut de recherche et d’innovation agricole de haute qualité. Cette coordination supervise la totalité du programme Labex (Etats-Unis, Europe, Corée, Chine) et des accords bilatéraux avec d’autres institutions de recherche agricole, des universités ou des sociétés privées. Elle supervise également les accords multilatéraux avec le Consortium du CGIAR (Global Agricultural Research Partnership), les participants du PROCISUR (Programme de coopération pour le développement technologique agroalimentaire et agroindustriel du « Cône Sud » de l’Instituto Interamericano de Cooperación para la Agricultura) et encore d’autres mécanismes impliquant plusieurs pays. Le programme Labex répond, d’une part, au besoin d’outils institutionnels pour améliorer la coopération internationale et, d’autre part, à la nécessité de créer les moyens nécessaires pour resserrer les relations stratégiques avec des institutions influentes de R&D agricole dans les pays les plus importants pour cette thématique.

La coordination des affaires technologiques a créé les bureaux de transfert de technologies en Afrique et en Amérique du Sud et centrale. Ces mécanismes jouent un rôle important dans le positionnement de l’Embrapa en tant qu’institution capable de concevoir — et de fournir — des solutions technologiques aux défis importants que sont la production agricole durable, la sécurité alimentaire et le changement climatique au niveau mondial.

La coordination des projets de structuration réalise la veille des opportunités de financement auprès des gouvernements, institutions et organismes internationaux, afin de promouvoir des actions, programmes et projets d’intérêt pour l’Embrapa et de gérer l’exécution des projets en partenariat avec les bailleurs de fonds internationaux.

Depuis 2012, le nouveau statut de l’Embrapa facilite ses actions et renforce sa stratégie à l’extérieur, en augmentant la flexibilité de la SRI dans le domaine scientifique ou de valorisation technologique (brevets, licences) et dans ses activités de coopération technique prises en charge par ’Agence brésilienne de coopération du ministère des Affaires étrangères.

L'Embrapa à l'international



 
 

Mise à jour le 31/01/14


Pedro Arcuri
embrapa.labex.europe@agropolis.fr
Tél. : +33 (0)4 67 04 34 43




Extrait du site http://www.agropolis.fr/gestion-projets/labex-europe-laboratoire-exterieur-embrapa-bresil.php