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<Dossier Agropolis

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Dossier Agropolis Agricultures familiales

Coordination scientifique :
Sandra Ardoin-Bardin
(IRD), Nicolas Arnaud (CNRS),
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Contacts Agropolis

Mélanie Broin
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Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Impact du développement de l'agroforesterie sur l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre par l'agriculture française

Copyright et légende : © C. Dupraz - Moisson de pois protéagineux en agroforesterie sur le domaine de Restinclières

© C. Dupraz - Moisson de pois protéagineux en agroforesterie sur le domaine de Restinclières

Une étude réalisée en 2014 par l’Inra (pour le compte de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie) a estimé, en France, le potentiel d’atténuation des émissions de GES pour dix pratiques agricoles innovantes. L’agroforesterie (lignes d’arbres implantées dans des parcelles agricoles) était l’une d’elles.

L’analyse de la littérature bibliographique a conduit à retenir que, en 20 ans, le stockage de carbone dans la biomasse et dans le sol s’élève à 3,7 tonnes d’équivalent CO2 par hectare et par an (t CO2e/ha/an). Cette accumulation additionnelle de carbone provient du stockage dans la biomasse végétale pérenne (variable en fonction de ce que devient le bois produit) et de la restitution au sol de matières organiques. Cette étude prend également en compte les autres émissions de GES engendrées par l’introduction et la gestion d’arbres dans les parcelles agricoles, mais aussi le coût de ces opérations et ce qu’on appelle « l’assiette » (c’est-à-dire la surface agricole possiblement concernée).

Concernant l’agroforesterie, qui représente une profonde mutation pour les agriculteurs, deux hypothèses de diffusion lente (entre 4 et 10 % de l’assiette d’ici 2030) ont été envisagées. L’analyse montre qu’il est possible d’introduire des arbres dans les parcelles tout en conservant le niveau de production agricole français. Sous ces hypothèses, l’étude conclut qu’à l’horizon 2030, l’agroforesterie pourrait, en France, permettre de réduire les stockages en carbone de 1,5 million de t CO2e, le tout pour un coût approximatif de 14 euros par tonne de CO2e. Il s’agit là d’un coût modéré par rapport aux autres actions envisagées dans l’étude, et cela place l’agroforesterie parmi les prati

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Aurélie Metay,metay@supagro.inra.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 4. Changement climatique & systèmes de production agricole et élevage , dans lequel figure cet exemple




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=168