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Coordination scientifique :
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Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Guyane française : liens entre l'évolution des cas d'ulcère de Buruli et le changement climatique

Copyright et légende : R. Gozlan © IRD - Les zones marécageuses, telles que celle-ci en Guyane française, sont propices à la bactérie responsable de l’ulcère de Buruli

R. Gozlan © IRD - Les zones marécageuses, telles que celle-ci en Guyane française, sont propices à la bactérie responsable de l’ulcère de Buruli

On méconnaît les modes de transmission de l’agent microbien Mycobacterium ulcerans responsable de l’ulcère de Buruli, la troisième mycobactériose touchant l'homme dans le monde après la lèpre et la tuberculose. A fortiori, on ne disposait pas jusqu'ici de données chronologiques de la prévalence de cette maladie cutanée (séries temporelles) permettant une exploration biomathématique de la dynamique des cas. En particulier, on ne savait donc pas si les cas d’ulcère de Buruli montraient une saisonnalité.
Grâce à une étude menée par l'UMR MIVEGEC sur les cas d’ulcère de Buruli enregistrés en Guyane française depuis 1969, on a, pour la première fois, établi une saisonnalité marquée entre mars et avril sur ce territoire. Cette saisonnalité est conditionnée par l'environnement, que ce soit parce qu'il existe des réservoirs ou des vecteurs-hôtes dont le nombre croît sur cette même période, ou que ce soit en raison de l'existence d’un milieu particulier favorable au microbe à ce moment de l'année (des marécages asséchés, par exemple, augmentent le risque d’exposition à ce microorganisme persistant).
Au-delà, l’étude montre, pour la première fois également, un effet à plus long terme du phénomène El Niño / Southern Oscillation qui, en intervenant sur les régimes de pluies dans la zone, entraîne une modification des habitats marécageux par assèchement. Cela conduit à une plus grande fréquentation de ces espaces par l’humain (à travers notamment la chasse ou la pêche) et induit donc un contact plus important avec le microbe.
Ainsi, cette étude, menée en Guyane française dans le cadre du LabEx CEBA (Centre d'étude de la biodiversité amazonienne), scénarise la possibilité d’une augmentation des cas d’ulcères de Buruli liée aux conditions climatiques intervenues ces dernières années. Autrement dit : en générant des modifications d'habitats et d'écosystèmes, le changement climatique contribue à accroître le nombre des infections par la mycobactérie.

En savoir plus

Jean-François Guegan, jean-francois.guegan@ird.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 3. Changement climatique & interactions entre organismes , dans lequel figure cet exemple




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=164