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Coordination scientifique :
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Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

(Ré)émergence de la schistosomose dans un contexte de changements globaux

Copyright et légende : ©A Théron - Le mollusque Bulinus truncatus hôte intermédiaire de Schistosoma haematobium a été trouvé dans trois rivières du Sud-Est de la Corse

©A Théron - Le mollusque Bulinus truncatus hôte intermédiaire de Schistosoma haematobium a été trouvé dans trois rivières du Sud-Est de la Corse

La schistosomose, ou bilharziose, est une parasitose humaine endémique des pays tropicaux ou subtropicaux. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette maladie touche environ 200 millions de personnes et cause 250 000 décès chaque année. L'agent responsable de la maladie, un plathelminthe du genre Schistosoma, présente un cycle de vie complexe avec un passage par deux phases larvaires aquatiques, un hôte intermédiaire mollusque et un hôte définitif vertébré siège de la reproduction sexuée.

Du fait des changements globaux (modification de l'aire de répartition des mollusques vecteurs, mouvements des populations infectées) cette pathologie est en émergence, voire en réémergence, dans plusieurs régions du globe.À Oman, par exemple, où de nouveaux cas de schistosomose aigüe ont été détectés, une nouvelle population de Schistosoma mansoni a été identifiée par le laboratoire IHPE. Il apparaît qu'une modification de sa chronobiologie a permis au parasite de s'adapter à la présence crépusculaire de rongeurs qui lui servent de réservoir.

Par ailleurs, pour la première fois, des cas autochtones de schistosomose ont été rapportés en Corse, où la température moyenne de l'eau des rivières a augmenté de 1°C. L'apparition du parasite y est très récente (2011),et l'IHPE a pu montrer qu'il s'agit d'une population d'hybrides entre Schistosoma bovis, parasite animal, et Schistosoma haematobium, agent responsable de la schistosomose urinaire humaine.

La persistance d'une phase adulte dans un hôte réservoir et la capacité de changement d'hôte, que ce soit par des modifications du comportement ou via l'hybridation entre espèces proches, font de ce parasite un pathogène zoonotique dont la répartition est influencée par les changements globaux.

Afin d'aborder cette problématique de façon transversale, l'UMR IHPE a mis en place des projets (financés par l’OMS, l’ANR et la Commission Européenne) combinant éco-épidémiologie, analyses pangénomiques et études fonctionnelles. Une plus grande pluridisciplinarité des approches est en effet essentielle pour mieux comprendre les facteurs de risques impliqués dans les (ré)émergences de la schistosomose mais aussi pour en améliorer le contrôle.

En savoir plus

Jérôme Boissier,boissier@univ-perp.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 3. Changement climatique & interactions entre organismes , dans lequel figure cet exemple




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=163