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<Dossier Agropolis

Téléchargez la version papier du dossier Agropolis "Changement climatique" n° 20 février 2015, 87 pages)
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Dossier Agropolis Agricultures familiales

Coordination scientifique :
Sandra Ardoin-Bardin
(IRD), Nicolas Arnaud (CNRS),
Sophie Boutin
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Contacts Agropolis

Mélanie Broin
broin@agropolis.fr
Tél. : +33 (0)4 67 04 75 06

Version électronique
Chantal Salson, salson@agropolis.fr


 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans l'étude des impacts et adaptations au changement climatique

Des hivers plus chauds profitent à la processionnaire du pin

Copyright et légende : ©H. Santos - Chenilles processionnaires du pin sur leur nid d'hiver

©H. Santos - Chenilles processionnaires du pin sur leur nid d'hiver

La processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa, est un papillon dont la chenille est un important ravageur des conifères. Urticante, cette chenille pose des problèmes de santé publique vis-à-vis de l'homme, aussi bien auprès des professionnels (personnels forestiers par exemple) qu'auprès des particuliers. D’origine méditerranéenne, cette espèce constitue un cas avéré d’expansion vers le nord et en altitude, directement dépendant de l’augmentation des températures hivernales. Cette progression liée aux changements climatiques a été démontrée d’une part via une cartographie fine de l'évolution de son aire de distribution en France depuis les années 1980 (résultats de l’Inra d’Orléans) et, d’autre part, par des manipulations expérimentales établissant que des nids déplacés au-delà du front d'expansion ne pouvaient pas survivre.

Aujourd’hui, la processionnaire du pin continue d’étendre son aire de répartition vers le nord, où elle colonise désormais des paysages différents : les pins qu’elle affectionne dans son aire originelle étant plus dispersés sur le front d’invasion, elle s'établit plutôt sur des arbres isolés, ornementaux ou utilisés dans le cadre de gestion des espaces urbains et périurbains. Elle est ainsi en contact plus étroit avec l'homme, et les conséquences sanitaires de son expansion sont importantes.

Depuis quelques années, certaines colonies pionnières sont même observées dans des villes au-delà du front de colonisation. Ces colonies sont probablement le fruit de transports passifs par l'homme (avec les plantations d'arbres de grande taille par exemple) couplés à une survie locale rendue possible par des microclimats urbains qui, à l’échelle locale, miment les changements climatiques.

En collaboration avec d'autres chercheurs, les équipes du CBGP tentent actuellement de décrire finement ces nouveaux processus, leurs conséquences sur le génome de T. pityocampa, ainsi que les traits adaptatifs de l’espèce (phénologie, résistance aux températures extrêmes, dispersion...) et ce afin d’anticiper son expansion future et d'en prévenir les impacts.

Carole Kerdelhue,carole.kerdelhue@supagro.inra.fr

Date de publication : 01/02/2015


Imprimer le chapitre 3. Changement climatique & interactions entre organismes , dans lequel figure cet exemple

Illustrations

©J. Rousselet (INRA Orléans) & J.C. Martin (INRA Avignon) - Evolution de la distribution de la processionnaire du pin depuis la fin des années 1960s




 


 
 

Mise à jour le 11/03/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/changement-climatique/exemple.php?id=158