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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UMR CMAEE-->ASTRE Contrôle des maladies animales, exotiques et émergentes -->Animal, Santé, Territoires, Risques & Écosystèmes

Etablissement(s) de tutelle  : Cirad, Inra


A partir du 1er janvier 2017, l'unité mixte de recherche Inra/Cirad "Contrôle des maladies animales, exotiques et émergentes" (CMAEE) et l'unité propre de recherche Cirad "Animal et Gestion intégrée des Risques" (AgirS) s'unissent pour créer l’unité mixte de recherche ASTRE, "Animal, Santé, Territoires, Risques & Écosystèmes".


Dans un contexte d’accélération des émergences sanitaires d’origine infectieuse et parasitaire ces 20 dernières années, l’UMR Contrôle des maladies Animales Exotiques et Émergentes (CMAEE, Cirad, Inra) développe des recherches sur la dynamique des maladies animales et zoonotiques d’importance économique et sanitaire pour les pays du Sud, dont certaines menacent les pays du Nord. En effet,les régions tropicales qui constituent le champ d’action de l’unité sont à la fois des « hot-spots » de ces émergences de maladies infectieuses et des zones où les systèmes de surveillance et d’alerte sont très peu efficients.

Les modèles étudiés sont bactériens ou viraux, à transmission directe ou par des vecteurs arthropodes (tiques, culicoïdes, glossines ou moustiques). Les recherches reposent sur une approche intégrée d’étude des interactions entre les microorganismes pathogènes, les hôtes cibles (domestiques et sauvages) et les vecteurs lorsqu’ils existent en prenant en compte les interactions avec l’environnement agroécologique.

Elles visent à caractériser les déterminants de l’émergence des agents pathogènes, de leur transmission et de leur diffusion dans une approche multi-échelles où la modélisation épidémiologique prend une importante croissante.


Parmi les quatre axes qui structurent le projet scientifique de l’unité, deux intègrent fortement les études de diversité :

  • L’étude de la plasticité des génomes microbiens (bactéries et virus) vise à décrire la diversité génétique et les forces évolutives auxquels sont soumis les micro-organismes. Les technologies à haut débit permettent de caractériser cette diversité au niveau des génomes entiers et de l’analyser à l’échelle des populations qui seule permet d’aborder la complexité de l’écologie microbienne.

  • Les vecteurs en interaction avec les agents pathogènes, les hôtes et dans l’environnement. La complexité des systèmes vectoriels est abordée aussi bien en termes de diversité des espèces impliquées dans la transmission d’un agent pathogène que de la variabilité de leur compétence et capacité vectorielle vis-à-vis de ces pathogènes qui présentent eux mêmes une diversité génétique et phénotypique. Elle intègre la diversité génétique des espèces permettant de caractériser la structure des populations et son évolution.


L’objectif finalisé est de contribuer à l’évaluation des risques sanitaires et de proposer des stratégies de lutte intégrée associant les outils développés en recherche (diagnostic, vaccins, thérapeutiques) et les méthodes basées sur la connaissance de l’écologie des vecteurs, des processus épidémiologiques et de leur modélisation.


Pour délivrer ses produits de recherche de façon optimale pour le développement des pays du Sud et construire leur capacité, l’unité a fait le choix de s’impliquer en ingénierie des réseaux de santé publique vétérinaire en contribuant au développement et/ou au fonctionnement de réseaux à l’échelle régionale (réseau CaribVET dans les Caraïbes, AnimalRisk dans l’Océan Indien, Remesa en Méditerranée…) essentiellement à partir de ses équipes déployées Outremer.

L’unité entretient un réseau de nombreux partenariats internationaux dans les pays du Nord comme du Sud, au travers des réseaux de santé et de recherche (européens, internationaux). L’unité détient cinq titres nationaux et six mondiaux (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et Organisation mondiale de la santé animale) de laboratoire de référence. Au niveau de Montpellier, l’unité intègre son dispositif de laboratoires confinés (L3), d’animaleries et d’insectarium géré sous assurance qualité selon la norme ISO 17025, au « réseau sur les vecteurs et les maladies émergentes » dont elle est membre fondateur avec des UMR de l’IRD, de l’université et l’Entente interdépartementale pour la démoustication.


Date de la description : 01.10.2011


Directeur : Thierry Lefrançois

38  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

EDEN et EDENext : comprendre les maladies émergentes pour mieux les prévenir et les contrôler

Chevaux de Camargue -N.Ponçon © IRD

Lancé en 2005 par la Commission Européenne (6ème Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique), le projet EDEN (Emerging Diseases in a changing European eNvironment) vient de se terminer par une conférence internationale organisée à Montpellier en mai 2010. Ce grand projet (49 partenaires dans 24 pays d’Europe, du Moyen-Orient (...)



 
 

Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=60