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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UR EBCL European Biological Control Laboratory

Etablissement(s) de tutelle  :



Biodiversité et lutte biologique contre les bio-invasions

Situé sur le campus de Montferrier- Baillarguet au Nord de Montpellier, l’European Biological Control Laboratory (EBCL) ou Laboratoire Européen de Lutte Biologique, est le plus important laboratoire de recherche basé outre-mer, du Service de Recherche en Agriculture (ARS) du Département américain de l’Agriculture (USDA).

Aux États-Unis, de nombreux bioagresseurs introduits sans leurs ennemis naturels sont d’origine eurasienne ou africaine, ce qui a conduit dès 1919 à l’implantation du premier laboratoire USDA en France à Auch. Depuis sa création, ses activités sont orientées vers la lutte biologique classique contre les bio-invasions sur le territoire nord-américain, en étudiant particulièrement la biodiversité dans l’aire d’origine des espèces cibles. L’étude de cette biodiversité fait alors appel à plusieurs disciplines naturalistes telles que l’entomologie, la botanique, l’acarologie et aborde également l’écologie des communautés, la pathologie des insectes et des plantes, la phylogéographie ainsi que la caractérisation génétique des organismes cibles et de leur cortège parasitaire.

Les axes d’étude de l’EBCL portent sur la découverte à travers le monde des ennemis naturels en association avec les bioagresseurs cibles, leur caractérisation morphologique et génétique, l’étude de leur biologie, et s'intéressent à différentes composantes qui sous-tendent les bioinvasions. Les unités « plantes invasives » et « insectes ravageurs » au sein de ce laboratoire multinational et pluridisciplinaire sont épaulées par une équipe commune de génétique moléculaire.


Voici cinq exemples d’études en cours concernant la biodiversité :

  • Les domptes-venin (Vincetoxicum spp.) sont des plantes d’origine eurasiatique et invasives dans le nord-est des États-Unis et au Canada. La première phase du programme de lutte biologique (2006-2008) a conduit à évaluer la phylogéographie de ces plantes dans l’aire native et d’introduction en rapport avec la biodiversité entomologique in situ : 16 insectes phytophages et une rouille phytopathogène récoltés en Europe. La seconde phase (2009-2012) consiste à sélectionner les meilleurs candidats au travers de tests de spécificités, en vue d’importations futures en Amérique du Nord. Une chrysomèle, un noctuide et une mouche téphritide sont actuellement évalués.

  • L'euphorbe ésule (Euphorbia esula) est une plante envahissante en Val de Saône malgré son origine eurasiatique. Afin d’étudier la faisabilité d’une lutte biologique par augmentation et conservation, son cortège d'insectes et d'agents pathogènes est échantillonné : 15 espèces ont déjà été capturées dans les prairies inondables du Val de Saône.

  • L’herbe de Guinée (Urochloa maxima), originaire d’Afrique tropicale, est hautement invasive dans le sud des États-Unis, où elle menace la culture des agrumes et de la canne à sucre. Des explorations au Cameroun en 2009 ont permis d‘identifier 27 herbivores, représentés au sein de 10 familles de coléoptères, mais aussi trois espèces de punaises et quatre de lépidoptères.

  • Les punaises Lygus sont invasives sur les côtes Est et Ouest des États-Unis dans des cultures de luzerne et cultures maraichères ; le cortège parasitaire a été recherché en Eurasie, particulièrement en Espagne et au Maroc. Trois parasites nymphaux du genre Peristenus ont été récoltés, élevés et envoyés aux États-Unis pour être relâchés. Le parasitisme observé en Europe est de 10 à 60 % alors qu’il est de 60 à 90 % dans les zones d’introduction où les auxiliaires sont en voie d’acclimatation.

  • Les longicornes asiatiques (Anoplophora glabripennis, A. chinensis) sont deux cérambycides menaçant gravement l’arboriculture fruitière, les forêts et les plantes d’ornement nord-américaines et européennes. Des explorations en Lombardie (Italie) ont permis d’identifier huit parasites larvaires de la faune européenne comme candidats potentiels pour la lutte biologique. Un parasitoïde oophage d’origine asiatique, spécifique à A. chinensis mais importé fortuitement avec son hôte, est maintenant largement réparti et efficace en Lombardie.


D’autres programmes s’intéressent à la biodiversité comme celui sur la mouche de l’olive et celui sur la canne de Provence (Arundo donax), pour lesquels divers auxiliaires eurasiatiques ont déjà été envoyés aux États-Unis en vue d’être lâchés.

Date de la description : 01.10.2011


Directeur : Dawn Gundersen-Rindal

9  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

Capricornes asiatiques et biodiversité

Femelle Anoplophora chinensis

Anoplophora glabripennis et A. chinensis (Coleoptera, Cerambycidae) sont des espèces invasives originaires d’Extrême-Orient. Leurs larves creusent des galeries dans le bois de nombreuses essences à feuilles caduques. Directement et indirectement, les Anoplophora affectent la biodiversité, et la biodiversité affecte les populations d’Anoplophora.

L’effet

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Conservation et protection de la biodiversité : aspects législatifs et réglementaires

De la difficulté d'échantilloner. Croatie, 2006 - D Coutinot© EBCL-USDA-ARS

Au titre du maintien de la diversité biologique et/ou de la protection des végétaux, le prélèvement, la détention, la circulation, l’importation et l’exportation d’organismes morts ou vifs sont généralement soumis à conditions.

Le prélèvement d’espèces animales ou végétales peut nécessiter une autorisation préalable du propriétaire du fonds étudié et



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Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=321