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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UPR B-AMR Bioagresseurs : analyse et maîtrise du risque

Etablissement(s) de tutelle  : Cirad


Regroupe l'UPR Maîtrise des bioagresseurs des cultures pérennes et l'UPR Ecologie et maîtrise des populations d'acridiens


Gestion des risques associés aux bioagresseurs des cultures pérennes tropicales

L’unité propre de recherche (UPR) Maîtrise des bioagresseurs des cultures pérennes tropicales (Cirad, département « Systèmes biologiques ») est l’unité héritière des travaux en défense des cultures menés au Cirad sur les cultures pérennes tropicales (cacaoyer, caféier, cocotier, hévéa, palmiers). Sa mission est de contribuer à une meilleure gestion des risques associés aux maladies et aux ravageurs.

Les bio-agresseurs réduisent la productivité des cultures, compromettent leur durabilité et affectent la qualité des produits. Ils revêtent une importance particulière chez les cultures pérennes dans la mesure où les dégâts induits sont souvent cumulatifs (plusieurs années). L’utilisation des pesticides et des biocides est une charge financière importante pour les petits planteurs et génère des effets négatifs sur l’environnement et sur la qualité des produits. Le développement de nouvelles stratégies de lutte, beaucoup moins agressives pour l’homme et son environnement, est donc un enjeu important dans nos sociétés.

Les deux objectifs principaux de l’unité sont les suivants :

  • la définition d’itinéraires techniques adaptés aux systèmes de culture permettant de réduire l’impact des bio-agresseurs ;

  • la construction de résistances durables aux bio-agresseurs.


Pour atteindre ces objectifs, l’UPR travaille sur deux axes principaux :

  • compréhension des épidémies et des dynamiques des populations de bio-agresseurs, construction de modèles, évaluation des différentes interventions agronomiques sur les populations de bio-agresseurs ;

  • identification des résistances durables dans le matériel végétal, évaluation de leur efficacité dans la maîtrise des bio-agresseurs en milieu réel.


Les modèles « plantes / bioagresseurs » étudiés concernent les principaux organismes nuisibles du cacaoyer, du caféier, du cocotier, de l’hévéa et du palmier à huile. Certains de ces bio-agresseurs s’attaquent aux fruits, d’autres à l’appareil végétatif, aérien ou souterrain. L’identification et la hiérarchisation des facteurs influençant l’intensité des attaques ou des symptômes, s’appuient sur des observations, des enquêtes et des essais participatifs in situ, dans des réseaux de parcelles, en milieu paysan ou en plantations privées.


Les actions de recherche sont réalisées en partenariat avec des organisations internationales (Bioversity International, Cocoa Research Unit, PROMECAFE,International Rubber Research and Development Board…), des structures nationales de recherche (Institut de Recherche Agricole pour le Développement, Instituto del Café de Costa Rica, Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária…) et avec des opérateurs de développement. Des collaborations transversales existent avec d’autres UMR (BGPI, CBGP, DAP, etc.).

L’unité produit des connaissances dans le domaine de la biologie et de l’écologie des bio-agresseurs, de l’épidémiologie végétale et des résistances durables. Ces résultats contribuent à la mise en place d’une meilleure gestion des bioagressions, donc à une diminution des dégâts et à une amélioration de la qualité des produits. Ces travaux sont valorisés par la diffusion de nouvelles méthodes de prévision et de maîtrise des risques biotiques et par l’identification de matériel végétal qui possède une résistance urable.

L’originalité de l’unité réside dans le caractère pluridisciplinaire des recherches entreprises qui associent mycologie, entomologie, épidémiologie, dynamique des populations, génétique, écologie du paysage, lutte intégrée, bio-statistique, dans différents contextes agroécologiques et à des échelles allant de l’arbre au paysage en passant par l’échelle de la parcelle villageoise et de la plantation idustrielle.


Acridiens ravageurs :stratégies de prévention et méthodes de lutte

La préservation de l’environnement,de la biodiversité, et la diminution des quantités d’insecticides nécessaires pour lutter contre les invasions de criquets sont au coeur des préoccupations de l’UPR Écologie et maîtrise des populations d’acridiens (Acridologie, Cirad). Elle contribue à améliorer la connaissance des acridiens ravageurs pour améliorer les stratégies de prévention et les méthodes de lutte afin de mieux gérer ce risque naturel aux conséquences économiques, sociales et environnementales catastrophiques.

L’unité cherche, tout d’abord,à mieux comprendre les bases biologiques et écologiques des processus d’invasion acridiennes :compréhension des phénomènes d’agrégation et de grégarisation, dynamique et génétique des populations de criquets de très basse densité précédant les phases d’invasion, fonctionnement des aires grégarigènes et usage de la télédétection spatiale pour le repérage précoce des conditions écologiques favorables aux pullulations. Elle tente, par ailleurs, d’améliorer les modes de gestion du risque acridien : estimation de l’impact économique et social des criquets, justification et évaluation de l’efficacité des stratégies de lutte, détermination des modes de gouvernance des dispositifs de prévention les plus efficaces et les plus durables, mise au point d’outils d’aide à la décision, limitation de l’impact environnemental de la lutte antiacridienne en mettant à l’épreuve les solutions alternatives aux insecticides chimiques.

L’unité est ancrée dans le pôle agronomique montpelliérain et fait partie des membres du réseau thématique de recherche avancée « Montpellier Agronomie et Développement durable » d’Agropolis Fondation. Elle est rattachée à la Structure Fédérative de Recheche (SFR)« Montpellier Environnement-Biodiversité » et est laboratoire d’accueil de l’école doctorale « Territoires,Temps, Sociétés et Développement ».

L’unité a développé un large réseau, mondial, de partenariats scientifiques et techniques sur le problème acridien. Elle collabore tout spécialement avec l’université de Sydney en Australie mais aussi avec de nombreuses autres universités et organismes de recherche de par le monde (par exemple le Centre régional AGRHYMET au Niger, institution spécialisée du Comité Permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel). Elle contribue à l’animation de la Société Internationale des Orthoptéristes (Orthopterists’ Society) et de sa revue scientifique, Journal of Orthoptera Research. Sur un plan opérationnel,l’unité fait partie des principaux réseaux mondiaux en acridologie regroupant des organismes techniques et scientifiques concernés par les pullulations d’acridiens.

Elle est ainsi directement impliquée dans les instances de gestion du problème du criquet pèlerin via les liens tissés avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (et son service d’information sur les acridiens) et la Commission de lutte contre le criquet pèlerin en région occidentale avec laquelle elle a passé un accord de coopération scientifique et technique. Des collaborations étroites existent avec de nombreux services antiacridiens, en particulier d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de Madagascar.

Enfin, l’unité fait partie de l’Association for Applied Acridology International, association internationale de scientifiques et d’experts pour l’amélioration de la gestion des problèmes acridiens.
Pour son fonctionnement l’unité dispose de ressources financières du Cirad et de celles résultant de contrats de recherche, de développement et de missions d’expertise pour des partenaires publics comme privés, nationaux ou internationaux.


Date de la description : 01.10.2011


Directeur : Christian Cilas

21  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

Comprendre l'origine des invasions du criquet pèlerin

Le criquet pèlerin, Schistocerca gregaria Forskål-A.Monard © Cirad

Le criquet pèlerin est un ravageur majeur. Ses invasions spectaculaires peuvent s’étendre sur plus de 29 millions de km² de la Mauritanie à l’Inde. Les dégâts matériels, humains et sur l’environnement peuvent être considérables. La lutte contre cet insecte représente un enjeu capital. Pour de nombreux pays en développement, il s’agit d’une priorité nationale. (...)



 
 

Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=314