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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UMR CBAE Centre de bio-archéologie et d'écologie

Etablissement(s) de tutelle  :


CBAE a rejoint l'ISE-M en janvier 2015


Changement des environnements anciens et dynamique de la biodiversité

Les activités du Centre de Bio-Archéologie et d’Écologie (UMR CBAE, CNRS, EPHE, Inrap, UM2) visent :

  • à comprendre comment les environnements anciens ont changé au cours des derniers siècles ou millénaires

  • et à déterminer les liens unissant les changements globaux et la dynamique de la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes, l’organisation des communautés et la répartition géographique des espèces. Les changements environnementaux passés sont soumis aux modifications d’usage du sol (agriculture, exploitation des ressources) mais aussi à des modifications climatiques ou orographiques. Les recherches du CBAE concernent les régions du pourtour méditerranéen y compris le Moyen-Orient, mais aussi les régions tropicales (Afrique, Amérique du Sud) et enfin les régions boréales (Canada, Scandinavie).


Pour analyser ces processus, le CBAE met en oeuvre des stratégies et des méthodes fondées sur l’exploitation d’indicateurs biologiques contenus dans les sols naturels, les gisements archéologiques ainsi que dans les dépôts de surface comme les tufs, les sédiments lacustres ou tourbeux, ainsi que les cernes des arbres. Ces archives biologiques se sont accumulées au cours des derniers siècles et millénaires dans la plupart des cas, voire au cours du Quaternaire. Ces dépôts sont alimentés par les modifications du couvert végétal, mais aussi par les changements de climat et de pratiques sociétales d’occupation du sol.

Des chercheurs du laboratoire s’intéressent également aux modalités d’exploitation et d’usage des ressources biologiques, depuis leur cueillette ou leur récolte jusqu’à leur transformation en vue d’une utilisation domestique. Les origines de la domestication, les développements de l’agriculture, l’évolution et la dispersion géographique des plantes cultivées sont mis en relation avec les migrations humaines et les pratiques agricoles.

L’étude des restes botaniques d’origine archéologique permet de retracer l’histoire de l’alimentation humaine, des pratiques agraires, de la transformation des produits et de leurs usages. Des problématiquesclés animant ce groupe concernent l'exploration, la conservation, la valorisation et la reconstruction de l'histoire de patrimoines biologiques que constituent certaines plantes cultivées emblématiques (palmier dattier p. ex.) et leur ancêtre sauvage (encore inconnu dans le cas du dattier).


Les thèmes de recherche prioritaires de l’UMR sont :

  • la dynamique spatiale et chronologique (depuis le dernier maximum glaciaire) de la biodiversité, en relation avec des changements environnementaux,

  • le rôle des perturbations (incendies, avalanches, insectes) sur la dynamique de la biodiversité,

  • la diversité biologique des organismes domestiqués, l’exploitation, l’usage et la transformation des ressources biologiques,

  • la fonction de la déprise agropastorale sur l’écodiversité des paysages forestiers actuels.



Date de la description : 01.10.2011


Directeur : 

16  scientifiques





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

L’histoire dogmatique de l’olivier revisitée

Olivier subspontané (région basaltique du Ledja, Syrie) - J.-P. Moussally © UNDP-GEF

Les origines de la culture et de la domestication de l’olivier, arbre emblématique de la Méditerranée, a toujours été un sujet sensible et controversé. En Méditerranée occidentale, malgré l’indigénat incontestable de l’olivier et la mise au jour de nombreux restes biologiques en contexte archéologique (charbons de bois et noyaux) suggérant l’existence de son (...)



 
 

Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=28