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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UMR CEFE Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive

Etablissement(s) de tutelle  : CNRS, UM, UPVM, IRD, Montpellier Supagro, Inra



De la biologie évolutive des populations aux cycles de matière et d’énergie dans les écosystèmes

Le Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE, Cirad, CNRS, EPHE, IRD, Montpellier SupAgro, UM1, UM2, UM3) développe des recherches allant de la biologie évolutive des populations à l’étude des cycles de matière et d’énergie dans les écosystèmes. S’appuyant sur une tradition ancienne d’écologie végétale (Le Centre d’Etudes Phytosociologiques et Écologiques, créé au début des années 1960, est devenu le CEFE en 1989.), l’unité s’est diversifiée en termes de problématiques et de modèles biologiques dès le début des années 80. Une culture commune caractérisée par un équilibre entre approches empiriques et naturalistes, d’une part, et fondements théoriques d’autre part, a émergé et constitue actuellement une caractéristique du CEFE. Dans un dispositif de recherche sur l’environnement et la biodiversité riche et divers, le CEFE est devenu le point focal des recherches en écologie à Montpellier. Ses recherches mettent en avant une vision intégrative de l’écologie, rassemblant sur des questions de recherche fondamentale des approches diverses et complémentaires, en les reformulant dans le contexte de l’écologie : approches empiriques, marqueurs moléculaires, expérimentations, constructions pluridisciplinaires alliant sciences de l’homme et de la société, les biomathématiques, la modélisation ou encore l’écologie chimique.


Les activités du CEFE couplent des recherches en écologie évolutive et fonctionnelle avec un effort transversal de recherche en écologie de l’anthropisation. L’impact de l’homme sur les systèmes écologiques est, en effet, multiple, omniprésent et complexe. Il comprend le changement climatique et les changements d’usages : usages des terres, transports... L’impact anthropique résulte aussi des interactions entre ces deux types de changement et concerne tous les niveaux d’organisation écologiques. Le CEFE est divisé en trois départements :

  • Le département « Biologie des populations » centre son activité sur le rôle de l’adaptation et des contraintes dans la dynamique de la biodiversité. Il regroupe des équipes de renom international en dynamique et génétique des populations, biologie évolutive, et coévolution. Au cours des dernières années, la constitution d’une masse critique en écologie comportementale a conduit à des avancées significatives, par exemple en ce qui concerne la signalisation visuelle et olfactive. Une large part des activités est consacrée aux interactions, qu’il s’agisse de relations hôte-parasite, de pollinisation, ou d’autres mutualismes. L’étude des impacts anthropiques sur la biodiversité concerne la biologie de la conservation de vertébrés, abordée notamment à travers la dynamique des populations, mais aussi le rôle de l’homme dans la génération de biodiversité par domestication, au sein d’une équipe regroupant des personnels du Cirad, CNRS, IRD et UM2.

  • Le département « Dynamique des systèmes écologiques » regroupe des équipes travaillant sur plusieurs niveaux d’organisation, de la population aux communautés et aux paysages. Un des principaux objectifs est de comprendre les mécanismes qui gouvernent la dynamique des communautés et des paysages. À côté de sujets fondamentaux comme les systèmes de reproduction et les mécanismes de dispersion et colonisation, ou les relations entre traits fonctionnels et successions végétales, le département consacre une large part de son activité aux conséquences écologiques des activités humaines, et notamment à l’effet des transformations d’usage des terres, par elles-mêmes ou en interaction avec le changement climatique. Ces transformations sont également analysées par des recherches interdisciplinaires en sciences de la conservation et en sciences humaines et sociales.

  • Le département « Fonctionnement des écosystèmes » regroupe deux équipes d’écologie fonctionnelle. L’accent sur les flux de matière et d’énergie établit un lien d’une part avec les aspects paysages par des approches spatialisées par exemple au niveau de bassins versants, d’autre part, avec les aspects traits d’histoire de vie à travers l’analyse des mécanismes en écologie fonctionnelle. Une large part des efforts est tournée vers l’analyse des conséquences écologiques des changements globaux, qu’il s’agisse des changements climatiques et des aspects liés au cycle du carbone, ou des effets de l’érosion de la biodiversité, à travers l’étude des relations biodiversité-fonctionnement. Ce département a abrité le projet « Ecotron Européen de Montpellier », désormais devenu une unité propre de service (UPS) du CNRS.



Date de la description : 01.10.2011


Directeur : Richard Joffre

101  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

La biologie évolutive : une science prédictive ?

Le processus d’adaptation est souvent représenté comme une trajectoire dans un modèle de « paysage adaptatif » - T.Lenormand © UMR CEFE

Comme pour tous les phénomènes complexes, la question de la prévisibilité de l’évolution est une question difficile et il est souvent prudent d’avoir une attitude extrêmement réservée à ce sujet, d’autant que l’évolution est typiquement un processus lent. Il est même assez facile d’ironiser sur l’intérêt de faire des prédictions à un horizon temporel lointain.

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Une philosophie de terrain au service de la biodiversité

La conservation de la biodiversité opère en contexte de double incertitude : une incertitude factuelle (Quel est l’état initial du milieu ? Quelles sont les conséquences probables de telle ou telle mesure ?) et une incertitude normative (Quelle biodiversité devons-nous protéger ? Pour quelles raisons faudrait-il le faire ?). La méthode expérimentale permet de (...)


L'Observatoire Des Saisons

Fleur de mélèze - E. Gritti © UMR CEFE

L’Observatoire Des Saisons (ODS) est un programme de science participative à destination du grand public. Ses objectifs sont triples
(1)sensibiliser le public à l'impact du réchauffement climatique sur la flore et la faune
(2)faire participer le public à la collecte d’information sur les rythmes saisonniers de la flore et de la faune,
(3)proposer




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Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=24