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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UPR AgirS -->ASTRE Animal et Gestion intégrée des Risques -->Animal, Santé, Territoires, Risques & Écosystèmes

Etablissement(s) de tutelle  : Cirad


A partir du 1er janvier 2017, l'unité mixte de recherche Inra/Cirad "Contrôle des maladies animales, exotiques et émergentes" (CMAEE) et l'unité propre de recherche Cirad "Animal et Gestion intégrée des Risques" (AgirS) s'unissent pour créer l’unité mixte de recherche ASTRE, "Animal, Santé, Territoires, Risques & Écosystèmes".


Compréhension et gestion des risques sanitaires liés aux animaux sauvages et domestiques

Dans les écosystèmes tropicaux, les populations animales sauvages sont soumises aux changements globaux, parmi lesquels la transformation des habitats et de leurs vocations, dans un contexte de changement climatique et d’intensification des échanges économiques. C’est ainsi que les contacts entre l’homme, les animaux domestiques et une faune sauvage encore bien diversifiée s’intensifient, et ce bien souvent au détriment de tous. Ces interactions « homme–faune » impliquent en effet des risques croissants à la fois pour la conservation des populations sauvages et pour le développement des communautés rurales. L’émergence, la circulation et la transmission de maladies communes aux animaux sauvages et domestiques ainsi qu’aux hommes en est un très bon exemple.

Les travaux de l’unité propre de recherche Animal et Gestion Intégrée des Risques (UPR AGIRs, Cirad) se focalisent sur la compréhension et la gestion des risques sanitaires liés aux populations animales sauvages et domestiques et à leurs interactions au sein de communautés.

L’UPR mène ainsi des recherches sur l’écologie des communautés animales impliquées dans l’émergence ou la persistance de zoonoses, telles que la grippe aviaire, la fièvre de la vallée du rift ou la tuberculose bovine. Elle s’intéresse plus particulièrement aux systèmes multi-espèces « homme–faune–bétail » dans des espaces faiblement anthropisés d’Afrique subsaharienne ou en zones rurales périurbaine d’Asie du Sud-Est.


Les travaux portent sur l’écologie de ces communautés en s’interrogeant
(1)sur les facteurs biophysiques, écologiques et anthropiques qui agissent sur l’émergence, la circulation et la persistance des pathogènes et
(2)sur le rôle que peut y jouer la diversité fonctionnelle, spécifique et génétique des populations animales y compris celle des pathogènes.
(3)Une dernière question de recherche concerne la mobilité des individus et des populations et leurs déterminants comme facteur de contacts entre composantes d’une communauté.


Les terrains d’études s’organisent en un réseau de sites « observatoires » complémentaires centrés sur des zones humides (Delta du Niger au Mali, Lac Aloatra à Madagascar, rizières en Asie du sud-est), sur les périphéries des espaces protégés (parc transfrontalier du Limpopo en Afrique australe) ou en forêt humide (Gabon). L’UPR s’intéresse aux herbivores (buffle africain), à l’avifaune aquatique (Anatidae, Laridae, Limicoles…) mais aussi aux Suidae (potamochères) et aux congénères domestiques (bovins, volailles, porcs). Ces travaux d’écologie de terrain bénéficient au sein de l’UPR—ou au travers de partenariats— d’un appui en système d’information géographique (SIG), télédétection, biostatistique, modélisation et analyses sérologiques ou virologiques.

L’unité coordonne ou participe à des projets financés par l’Agence Nationale de la Recherche, le ministère français des Affaires étrangères et européennes (Fonds de solidarité prioritaire), l’Union européenne ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ou l’Organisation mondiale de la santé animale. Elle entretient un partenariat important avec des unités de recherche du CNRS et de l’Inra, avec les écoles vétérinaires, avec les universités via la participation à des masters Recherche et des écoles doctorales (dont UM2, Paris 6 et 10).

Elle collabore également avec des équipes européennes (dont Erasmus et Wageningen, Pays-Bas, Padova, Italie, Kalmar, Suède, Londres, UK), des universités du Sud (dont les universités du Zimbabwe, de Pretoria, du Niger, de Thaïlande), le réseau des Instituts Pasteur ou l’United States Department of Agriculture (USDA). Sur le terrain et pour le volet relatif à la surveillance et aux contrôles des maladies, l’UPR travaille avec les services vétérinaires et les gestionnaires des espaces protégés.

Date de la description : 01.10.2011


Directeur : François Roger

27  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

EDEN et EDENext : comprendre les maladies émergentes pour mieux les prévenir et les contrôler

Chevaux de Camargue -N.Ponçon © IRD

Lancé en 2005 par la Commission Européenne (6ème Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique), le projet EDEN (Emerging Diseases in a changing European eNvironment) vient de se terminer par une conférence internationale organisée à Montpellier en mai 2010. Ce grand projet (49 partenaires dans 24 pays d’Europe, du Moyen-Orient (...)


Mobilité des animaux et émergence de maladies dans le bétail

Pose d’un collier GPS et collecte d’échantillon sur un buffle du parc national de Gonarezhou au Zimbabwe.-D. Cornélis © Cirad

Le buffle africain (Syncerus caffer), espèce emblématique de la grande faune africaine, présente dans les principales aires protégées d’Afrique, partage avec le bétail et avec l’homme un panel important de pathogènes tels que ceux responsables de la fièvre aphteuse, de la brucellose, de la tuberculose, etc. Le modèle buffle-bétail est étudié par l’UPR (...)



 
 

Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=145