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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

UMR IHPE Interaction Hôtes-Pathogènes Environnements

Etablissement(s) de tutelle  : CNRS, Ifremer, UM, UPVD


Remplace I2E (Ecologie et évolutions des interactions)/ Ancien nom CBETM -Centre de biologie et d'écologie tropicale et méditerranéenne


La « biodiversité moléculaire » au coeur des interactions hôteparasite

Les activités scientifiques de l’unité mixte de recherche (UMR) Biologie et Écologie tropicale et méditerranéenne (BETM, CNRS, UPVD) sont centrées sur l’analyse de la diversité des interactions entre les parasites et leur environnement immédiat. Ce dernier est constitué par des espèces hôtes que les parasites exploitent en relation avec le milieu dans lequel ils se transmettent.

Des approches multi-échelles et intégratives (des populations aux molécules) permettent à l’UMR d’analyser les mécanismes génétiques et épigénétiques générateurs de diversité / plasticité phénotypique et donc d’adaptabilité face aux variations environnementales auxquelles ces espèces sont soumises.

Un des modèles-clés du laboratoire est le parasite métazoaire Schistosoma mansoni (schistosome) responsable d’une maladie parasitaire (la bilharziose) affectant plus de 200 millions de personnes dans 74 pays de la zone intertropicale. Ce parasite utilise diverses espèces de mollusques d’eau douce comme hôtes intermédiaires et chez lesquels les larves infectantes pour l’homme sont produites par multiplication asexuée.


Un des axes actuels de recherche consiste à comprendre la variabilité spatiale et temporelle des niveaux de compatibilité observés entre différentes populations de schistosome et leurs mollusques hôtes. À ce stade de l’interaction hôte-parasite, la variabilité phénotypique va s’exprimer fortement parmi les molécules-clés impliquées dans les mécanismes de défense des hôtes et l’infectivité des parasites. Dans ce contexte, l’UMR développe conjointement :

  • des approches fonctionnelles de génomique et protéomique visant à caractériser ces déterminants moléculaires ;

  • l’étude des processus générateurs de diversité jouant sur ces déterminants qu’ils soient de nature génotypique et/ou épigénotypique ;

  • les approches populationnelles permettant de suivre ces marqueurs en « temps réel » dans leur dynamique co-évolutive.



L’hôte vertébré des schistosomes est, quant à lui, le siège de la formation des couples entre parasites mâles et femelles et donc de la reproduction sexuée génératrice de diversité génétique. À ce niveau, l’UMR développe des recherches sur l’influence des systèmes et stratégies de reproduction (recrutement génotype dépendant, choix des partenaires, taux de divorce…) sur la diversité phénotypique de la descendance parasitaire.


Parmi les principaux programmes en cours appuyés par des projets de l’Agence Nationale de la Recherche, citons BIOMGENIM pour l’étude de l’évolution de l’immunité innée chez les mollusques, SCHISTOPHEPIGEN pour les mécanismes génétiques et épigénétiques sous-jacents à la plasticité phénotypique, MONOGAMIX pour les systèmes d’appariement ou encore SCHISTOMED pour la recherche de molécules anti-schistosome.

Centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé pour les schistosomoses, le laboratoire entretient expérimentalement les cycles biologiques complets de plusieurs espèces et souches de Schistosoma. Ce savoir-faire est mis à profit pour développer, en partenariat avec des laboratoires de chimie et pharmacochimie du secteur public et privé, un nouvel axe plus appliqué, visant à tester l’efficacité anti-schistosome de nouvelles molécules hybrides.

Date de la description : 01.10.2011


Directeur : Guillaume Mitta

12  scientifiques

Site web de l'unité





Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Biodiversité

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Mise à jour le 23/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/unite-recherche.php?numunite=132