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Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Les aires protégées de Madagascar vues du ciel

3. Sociétés et biodiversité

3. Sociétés et biodiversité

Carte des changements obtenus pour la forêt entre 1986 et 2008 à partir des images SPOT (Parc National d’Andringitra et Réserve Spéciale du Pic d’Ivohibe). - L. Dadu © IRD L’île continent de Madagascar figure parmi les 10 hotspots de la diversité biologique mondiale avec des écosystèmes (faune et flore) reconnus comme étant parmi les plus riches au monde. Actuellement, les forêts naturelles humides de montagne se transforment sous les impacts de la pression démographique et du climat : les paysages forestiers sont peu à peu remplacés par des cultures (riziculture pluviale ou inondée, culture de rente, feux de pâturage…), et subissent de plus en plus l’influence des cyclones.

À la demande de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et par l’intermédiaire du Centre National d’Études Spatiales, des équipes de recherche de l’IRD travaillent aujourd’hui en collaboration avec trois sociétés (EGEO -Bureau Conseil Environnement et Géomatique-, GEO-HYD -Gestion Intégrée des Ressources Naturelles, Systèmes d’Information & Aide à la Décision-, GEOMATYS -Géomatique & Développements Durables-) sur l’apport des données de télédétection spatiale à diverses résolutions pour suivre les sites patrimoniaux forestiers UNESCO. Il s’agit de proposer des méthodes et des outils de cartographie et de suivi aux gestionnaires des sites. L’objectif final est d’aider à mettre en place une politique forestière fondée sur le transfert de la gestion locale des forêts naturelles aux communautés rurales (conservation de la biodiversité et développement intégré).

Le projet en cours concerne la forêt tropicale humide d’altitude à travers les parcs nationaux de Ranomafana et d’Andringitra et la réserve spéciale du Pic d’Ivohibe, ainsi que les corridors forestiers qui les relient. La série d’images utilisées est celle produite par le satellite SPOT (résolution spatiale : 20 m, 10 m et 2,5 m) et elle couvre trois à quatre périodes selon les secteurs entre 1986 et 2009. L’utilisation des images satellites, en association avec des expertises menées sur le terrain, reste le moyen le plus adéquat pour quantifier spatialement les impacts des politiques de développement et de conservation sur des sites caractérisés par leur grande superficie et leur difficulté d’accès. Pour être vraiment optimal, il faut maintenant trouver comment mieux subvenir aux coûts des images, des logiciels de traitement et de la formation des personnels.

Contact(s) :
Dominique Hervé, dominique.herve@ird.fr
Éric Delaître, eric.delaitre@ird.fr
Samuel Razanaka, razanakasamy@yahoo.fr
Avisoa Andrianarivo, anarivoandriana@gmail.com

Date de publication : 01/10/2010





 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=76