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Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Quelle est la valeur sociale des insectes pollinisateurs ?

3. Sociétés et biodiversité

3. Sociétés et biodiversité

Abeille sur une fleur de cosmos - A. Beghey © Inra Dans le cadre du programme ALARM (Assessing LArge-scale environmental Risks for biodiversity with tested Methods), des chercheurs du LAMETA et du Laboratoire Pollinisation & Écologie des Abeilles (Inra Avignon) ont évalué le service de pollinisation rendu par les insectes, en particulier les abeilles (Apiformes), à la production agricole mondiale. L’étude porte sur les 100 principales cultures pour l’alimentation humaines dont 46 dépendent des insectes (ce n’est pas le cas des céréales et des tubercules). En appliquant un ratio de dépendance, la valeur de la production menacée a été estimée à 153 milliards d’euros, soit environ 10 % de la valeur de la production agricole mondiale en 2005. Les catégories de cultures les plus affectées sont les stimulants (café, cacao), les fruits et les légumes. Cette question avait été suscitée par le large débat relatif au déclin des pollinisateurs et la question est donc de savoir quelles en seraient les conséquences économiques.

Une première analyse, à partir de la sensibilité des consommateurs aux variations de prix qui résulterait d’une disparition des insectes pollinisateurs, a abouti à estimer les pertes de bien-être social entre 2 et 300 milliards d’euros sur les mêmes bases. Ces chiffres, pour importants qu’ils paraissent, ne représentent cependant qu’environ 0,5 % du produit brut mondial cette année-là, bien qu’ils correspondent à une hypothèse de disparition totale instantanée. Des scénarios ont permis de simuler l’évolution de la vulnérabilité des agricultures européennes, montrant que les agricultures méditerranéennes seraient à priori plus sensibles que celles d’Europe du Nord. Dans un cadre d’analyse plus large, il apparaît que les conséquences du déclin seraient en partie compensées par des substitutions qui limiteraient les pertes de bien-être, mais la robustesse de ces résultats demande évidemment à être précisée. Dans le cadre du programme ALARM (Assessing Large-scale environmental Risks for biodiversity with tested Methods), des chercheurs du LAMETA et du Laboratoire Pollinisation & Écologie des Abeilles (Inra Avignon) ont évalué le service de pollinisation rendu par les insectes, en particulier les abeilles (Apiformes), à la production agricole mondiale. L’étude porte sur les 100 principales cultures pour l’alimentation humaines dont 46 dépendent des insectes (ce n’est pas le cas des céréales et des tubercules). En appliquant un ratio de dépendance, la valeur de la production menacée a été estimée à 153 milliards d’euros, soit environ 10 % de la valeur de la production agricole mondiale en 2005. Les catégories de cultures les plus affectées sont les stimulants (café, cacao), les fruits et les légumes. Cette question avait été suscitée par le large débat relatif au déclin des pollinisateurs et la question est donc de savoir quelles en seraient les conséquences économiques.

Une première analyse, à partir de la sensibilité des consommateurs aux variations de prix qui résulterait d’une disparition des insectes pollinisateurs, a abouti à estimer les pertes de bien-être social entre 2 et 300 milliards d’euros sur les mêmes bases. Ces chiffres, pour importants qu’ils paraissent, ne représentent cependant qu’environ 0,5 % du produit brut mondial cette année-là, bien qu’ils correspondent à une hypothèse de disparition totale instantanée. Des scénarios ont permis de simuler l’évolution de la vulnérabilité des agricultures européennes, montrant que les agricultures méditerranéennes seraient à priori plus sensibles que celles d’Europe du Nord. Dans un cadre d’analyse plus large, il apparaît que les conséquences du déclin seraient en partie compensées par des substitutions qui limiteraient les pertes de bien-être, mais la robustesse de ces résultats demande évidemment à être précisée.

En savoir plus

Contact(s) :
Nicola Gallai, gallai@supagro.inra.fr
Jean-Michel Salles, sallesjm@supagro.inra.fr
Bernard Vaissière, bernard.vaissiere@avignon.inra.fr

Date de publication : 01/10/2010





 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=71