PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Comprendre l'origine des invasions du criquet pèlerin

2. Biodiversité fonctionnelle

2. Biodiversité fonctionnelle

Le criquet pèlerin, Schistocerca gregaria Forskål-A.Monard © Cirad Le criquet pèlerin est un ravageur majeur. Ses invasions spectaculaires peuvent s’étendre sur plus de 29 millions de km² de la Mauritanie à l’Inde. Les dégâts matériels, humains et sur l’environnement peuvent être considérables. La lutte contre cet insecte représente un enjeu capital. Pour de nombreux pays en développement, il s’agit d’une priorité nationale. La stratégie de lutte préventive contre cet insecte nécessite de surveiller en permanence les conditions environnementales dans les aires d’origine des invasions, dites aires grégarigènes, représentant seulement 0,25 % de l’aire d’invasion. Chaque pays concerné doit disposer d’une capacité de réaction rapide pour procéder si nécessaire à des traitements préventifs contre les premières pullulations avant que l’invasion ne s’étende. La rapidité d’intervention est essentielle.

En collaboration avec les centres antiacridiens nationaux et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’unité d’acridologie du Cirad développe, sur l’Afrique, des travaux pour permettre de détecter les situations à risque. D’une part, des techniques de biologie moléculaire (marqueurs microsatellites, AFLPs) sont utilisées pour comprendre et suivre plus précisément les migrations et les fluctuations d’effectifs des populations solitaires, pendant les phases précédant les invasions, afin d’évaluer le degré de risque. D’autre part, l’unité travaille à perfectionner l’usage de la télédétection spatiale et des systèmes d’information géographique afin de repérer encore plus précocement les conditions favorables à la reproduction du criquet. Ses habitats sont situés dans les zones désertiques, peu peuplées et peu accessibles. Les données satellitaires peuvent fournir en continu une estimation des pluies et du développement de la végétation herbacée verte, facteurs-clés pour prévoir le développement de l’insecte et les pullulations. Des satellites comme METEOSAT, SPOT-VGT, MODIS, SMOS sont utilisés et des perfectionnements sont en cours. Tous ces travaux doivent permettre de rendre encore plus efficace la stratégie de prévention contre les invasions qui a déjà montré son efficacité au long des 50 dernières années.

Contact(s) :
Michel Lecoq, michel.lecoq@cirad.fr

Date de publication : 01/10/2010





 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=66