PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Biodiversité et environnements extrêmes en grande profondeur

1. Origine et évolution de la biodiversité

1. Origine et évolution de la biodiversité

Mesures électrochimiques in situ sur des communautés hydrothermales profondes à partir du sous-marin Alvin.- ©WHOI/S. Sievert L’exploration des fonds marins a mis en évidence des communautés profondes riches et abondantes, liées à des ressources localisées et éphémères. Ces communautés, d’abord décrites autour des sources hydrothermales, sont aujourd’hui connues pour une grande variété d’habitats : des sédiments riches en hydrocarbures aux carcasses de baleine, en passant par les canyons sous-marins et les bois coulés. Témoignant d’une longue histoire évolutive, les espèces qu’elles abritent reflètent par leurs adaptations les forts couplages entre stress et énergie disponible dans ces milieux marins extrêmes. Alors que la pression anthropique se fait plus forte sur ces « hauts lieux de biodiversité profonde », les bases fondamentales manquent encore pour prédire leur sensibilité aux perturbations directes et indirectes, telles que l’acidification ou le réchauffement des eaux profondes. Avec le soutien de la Fondation Total, l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) s’investit dans des recherches dédiées à ces hot-spots de biodiversité profonde au travers de la chaire « Environnement extrême, biodiversité et changement global ».

Dans ce cadre, le LECOB (Laboratoire d’Ecogéochimie des Environnements Benthiques CNRS, UPMC) mobilise ses compétences pour mieux comprendre la dynamique combinée des processus de colonisation, de dégradation de la matière organique et de chimiosynthèse en milieu profond, impliquant consortiums microbiens, assemblages faunistiques et environnement physico-chimique. Le LECOB développe à cette fin un large éventail d’outils (métagénomique, capteurs, analyses de biomolécules, traceurs géochimiques) qui permettront la mise en place d’approches expérimentales in situ encore peu développées en grande profondeur, complétant le dispositif d’observation du canyon sous-marin Lacaze-Duthiers de l’Observatoire océanologique. Ces recherches sont combinées à un enseignement dédié aux écosystèmes profonds et environnements marins extrêmes, inscrit dans la spécialité « Océanographie et Environnement Marins » du master de l’UPMC.

Contact(s) :
Nadine Le Bris, lebris@obs-banyuls.fr

Date de publication : 01/10/2010





 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=60