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Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Écologie de la santé et biodiversité : les virus influenza aviaires en Camargue

1. Origine et évolution de la biodiversité

1. Origine et évolution de la biodiversité

Sarcelles d’hiver en hiver en Camargue.- M. Gauthier-Clerc © Tour du Valat

Les problématiques de santé ont longtemps été limitées à des approches symptomatiques et immédiates sans intégrer les mécanismes écologiques et évolutifs permettant de comprendre le rôle des interactions complexes entre les organismes et leur environnement ou d’anticiper les conséquences des actions de lutte contre les pathogènes. Dans un monde en mutation sous l’effet des changements globaux (altération des habitats, usages massifs de molécules de lutte, pesticides ou antibiotiques, surexploitation, mondialisation des échanges, introduction d’espèces exotiques, élevage intensif, changements climatiques…), nombre de ces interactions sont actuellement profondément modifiées, et, en particulier, celles avec les parasites et pathogènes. Des conséquences sont l’émergence de nouvelles maladies ou la perte de services rendus par la biodiversité à la santé.

Une émergence récente est celle du virus influenza aviaire H5N1 hautement pathogène et sa dispersion de l’Asie à l’Europe et l’Afrique, altérant la perception positive des migrations des oiseaux sauvages, bien que leur rôle semble sans commune mesure avec celui des échanges commerciaux. Contrairement aux oiseaux domestiques, les oiseaux sauvages sont rarement concernés par des infections liées aux formes hautement pathogènes des virus influenza aviaires. Située à la croisée de plusieurs voies migratoires des oiseaux du Paléarctique, la Camargue est considérée comme une zone privilégiée d’échanges de pathogènes. Les recherches menées en Camargue par la Tour du Valat, le Laboratoire de Génétique et Évolution des Maladies Infectieuses et l’Institut Pasteur concernent en particulier les espèces sauvages réservoirs des virus influenza aviaires, les relations phylogénétiques, les modes de contamination et la dispersion des virus influenza aviaires. Les résultats montrent, par exemple, le rôle prépondérant des canards, des goélands et des mouettes dans la circulation des formes faiblement pathogènes. Les taux d’infection chez les canards peuvent être très différents d’une année à l’autre, mais le même pattern mensuel est observé avec une décroissance des taux d’infection de septembre à janvier.

Contact(s) :
Michel Gauthier-Clerc, gauthier-clerc@tourduvalat.org

Date de publication : 01/10/2010

Illustrations

Cygnes de Bewick et canards sauvages en hiver en Camargue.-M. Gauthier-Clerc © Tour du Valat




 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=56