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Compétences de recherche de Montpellier et
du Languedoc-Roussillondans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

Dimension évolutive dans l’étude de la biodiversité : apports des approches phylogénétiques et phylogéographiques

1. Origine et évolution de la biodiversité

1. Origine et évolution de la biodiversité

Figure illustrant l’intérêt des approches de phylogénie et de phylogéographie au niveau supra- ou infra-spécifique

La phylogénie et la phylogéographie sont des disciplines qui permettent de décrire et de comprendre les relations évolutives entre des groupes d’organismes, soit entre des populations d’une même espèce (phylogéographie), soit entre des espèces ou même des genres différents (phylogénie). Dans l’UMR CBGP, ces approches sont développées pour favoriser :

  • la compréhension des patrons de diversification de groupes donnés (approches phylogénétiques dans un cadre temporel),

  • l’analyse des patrons spatiaux de distribution de la diversité au niveau infraspécifique (phylogéographie) et supraspécifique (approches de biogéographie historique en phylogénie),

  • l’estimation de paramètres populationnels (temps de divergence, fluctuations temporelles de taille de populations) et la reconstruction d’événements de colonisation,

  • la délimitation d’espèces et l’identification de priorités de conservation et

  • la compréhension des modalités de l’évolution de certains caractères (traits de vie, caractères adaptatifs, organisation des génomes, etc.).

La phylogénie comparée des partenaires d’une interaction donnée (par ex. mutualiste ou parasite) permet de mieux comprendre l’évolution des traits impliqués dans cette interaction et leur influence dans les phénomènes de spéciation.

Par ailleurs, retracer l’histoire biogéographique des espèces permet de mieux appréhender l’influence des cycles bioclimatiques passés et présents sur la diversité des espèces et sur leur répartition actuelle. Elle permet d’identifier d’éventuelles régions refuges où les espèces ont pu survivre durant les dernières variations paléoclimatiques. Cet aspect est crucial en biologie de la conservation car les populations « refuges » sont souvent génétiquement plus diversifiées. Or, une plus grande diversité génétique donnera plus de chance aux espèces de survivre à des modifications profondes de leur environnement comme celles qui sont engendrées par les changements globaux en cours.



Contact(s) :
Emmanuelle Jousselin,emmanuelle.jousselin@supagro.inra.fr,
Gaël Kergoat gael.kergoat@supagro.inra.fr

Date de publication : 01/10/2010





 


 
 

Mise à jour le 2/04/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/exemple.php?id=55