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Définition

Le terme "biodiversité" est défini comme étant la diversité du vivant à toutes ses échelles d'organisation des gènes, des populations et communautés, des écosystèmes, et en y incluant les humains du fait de leurs intéractions avec toutes les composantes de la biodiversité.

[Source : Convention sur la diversité biologique]

Dossier Agropolis

Téléchargez la version papier du dossier Agropolis "Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature" n° 13 (octobre 2010, 84 pages)
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Dossier Agropolis Biodiversité

Coordinateur scientifique du dossier : Serge Morand (Cnrs)

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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de la biodiversité

"Biodiversité - Des sciences pour les humains et la nature"

L’Ecotron Européen de Montpellier pour analyser le rôle de la biodiversité dans le fonctionnement des écosystèmes et sa réponse aux variations climatiques

Les organismes vivants régulent les cycles biogéochimiques (carbone, azote, phosphore, eau…) dans les écosystèmes et la dynamique de leur diversité, sous l’effet de variations environnementales, détermine le devenir des services que rendent ces écosystèmes à la société. L’Ecotron Européen de Montpellier, une des très grandes infrastructures de recherche du CNRS, permet d’étudier ces relations entre diversité à différents niveaux trophiques et les flux de matière et d’énergie dans les écosystèmes et comment ces relations sont modifiées par des changements environnementaux.

Ecotron européen de Montpellier J.Roy &copy UPS Ecotron


L’Ecotron est un maillon important entre l’analyse de fonctions élémentaires en conditions très simplifiées et l’étude d’écosystèmes in situ. En confinant des écosystèmes dans des enceintes, il permet la simulation d’une large gamme de conditions environnementales (température, conditions hydriques, CO2, polluants) en croisant les niveaux de plusieurs facteurs, et la mesure précise des principaux flux générés par l’écosystème et l’établissement de bilans. Des capacités de mesures importantes caractérisent l’Ecotron Européen de Montpellier, notamment les mesures en ligne de photosynthèse, respiration, transpiration, dégagement de méthane et d’oxyde nitreux, des rapports isotopiques 13C/12C et 18O/16O du CO2. L’approche isotopique comprend aussi un marquage 13C de la matière organique nouvellement formée. Ces mesures sont complétées ponctuellement par des mesures non invasives (réflectance spectrale…) ou sur prélèvements de sol ou de plante.

Ecotron européen de Montpellier J.Roy © UPS Ecotron


Les questions pouvant être abordées dans l’Ecotron concernent aussi bien des aspects fondamentaux du rôle de la complexité biologique dans les fonctions de l’écosystème (par exemple interactions entre les diversités à différents niveaux trophiques) que des aspects appliqués d’utilisation de la biodiversité à des fins d’ingénierie écologique (par exemple optimisation de l’efficience de l’utilisation de l’eau dans les climats du futur). L’aspect « conditionnement environnemental » de l’Ecotron permet de manipuler les variables de forçage qui vont agir sur la dynamique de la biodiversité et peut conduire à une analyse fonctionnelle de cette dynamique. L’aspect « mesure du fonctionnement » appliqué au niveau de l’écosystème complet ou de ses composantes permet d’établir le lien entre diversité et fonctionnement et d’en rechercher les bases mécanistes.

Implanté sur le campus de Baillarguet au Nord de Montpellier, l’Ecotron est constitué de 3 plateaux expérimentaux allant de l’étude de d’écosystèmes complexes réalistes à celles d’écosystèmes simplifiés en conditions artificialisées. Les macrocosmes (12 unités de 35 m3) peuvent accueillir, en condition de lumière naturelle, des échantillons d’écosystèmes de 1 à 8 tonnes. Les mésocomes (24 unités de 2 à 3 m3) peuvent accueillir des échantillons d’écosystèmes de 0,2 à 1 tonne, et en particulier les lysimètres standard actuellement en service en Europe. Le plateau microcosmes, en laboratoire avec niveau de confinement L2, accueillera dans des volumes de 1 à 200 dm3 des microécosystèmes (de 24 à 400 unités suivant leurs natures), permettant d’analyser individuellement les composantes de l’écosystème (physiologie des organismes, biologie du sol, interactions biotiques simplifiées…). Les études sont principalement comparatives entre conditions environnementales, types d’écosystèmes, complexités des communautés, ou encore entre espèces ou génotypes différents. L’Ecotron est ouvert, par appel d’offre, à la communauté scientifique internationale. Son comité scientifique européen sélectionne les projets de consortiums d’équipes les plus novateurs permis par la très forte instrumentation de l’infrastructure. Que les projets soient orientés physiologie de l’écosystème ou biologie des communautés ou des organismes, le rôle et la réponse de la biodiversité sont au coeur de la plupart d’entre eux.

 

Date de la description: 01.10.2010

 

Autres informations



Ecotron, une grande infrastructure pour l'écologie par CNRS


 

 

 


 

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Mise à jour le 20/07/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/biodiversite/ecotron-europeen-de-montpellier.php