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Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

UMR LISAH Laboratoire d'études des interactions sol-agrosystème-hydrosystème

Etablissement(s) de tutelle  : Inra, IRD, Montpellier SupAgro


Le Laboratoire d’étude des Interactions Sol - Agrosystème - Hydrosystème (UMR LISAH, Inra, IRD, Montpellier SupAgro) étudie le fonctionnement des paysages cultivés, résultant des interactions entre i) le sol, support du paysage, ii) l’agrosystème, source de forçages et de modification de la géométrie du paysage et iii) l’hydrosystème, générateur de transferts d’eau et d’éléments. Ses objectifs sont les suivants :

  • développer les connaissances sur les transferts d’eau, l’érosion des sols et l’écodynamique des substances polluantes dans les sols et les bassins versants ruraux en relation avec leur organisation spatiale et temporelle d’origine naturelle et anthropique ;
  • élaborer des outils permettant de diagnostiquer et prévenir les risques qu’induisent les activités humaines dans les milieux cultivés sur les régimes hydrologiques et l’évolution des ressources en eau et en sol ;
  • contribuer à la définition de nouveaux modes de gestion durable de l’espace ;
  • former des étudiants aux concepts et aux outils d’analyse et de modélisation de l’organisation spatiale et de l’hydrologie des milieux cultivés.


La démarche scientifique du LISAH repose sur (i) des études et expérimentations hydrologiques de terrain, (ii) des recherches méthodologiques pour l’acquisition et le traitement des données spatialisées concernant le sol et le paysage, et (iii) le développement d’approches de modélisation hydrologique distribuée comme outils d’analyse de risques et d’évaluation de scénarios de gestion et d’utilisation des milieux cultivés.

Le laboratoire regroupe des compétences en science du sol, hydrologie et agronomie. Il est structuré autour de trois équipes de recherche :

  • Eau et polluants en bassins versants cultivés
  • Érosion et transport solide
  • Organisation spatiale et fonctionnement des paysages cultivés
Le LISAH gère l’observatoire de recherche en environnement OMERE (Observatoire Méditerranéen de l’Environnement Rural et de l’Eau- www.umr-lisah.fr/omere) qui a pour objectif l’analyse de l’impact des actions anthropiques sur l’érosion physique et chimique des sols méditerranéens et sur la qualité de l’eau. Il s’appuie sur deux bassins versants : Roujan (Hérault, France) et Kamech (Cap Bon, Tunisie). L’observatoire réunit quatre partenaires dans le cadre d’un consortium : l’UMR HydroSciences Montpellier, l’Institut National de Recherche du Génie Rural et des Eaux et Forêts (INRGREF), l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT) et l’UMR LISAH.


Implanté en France (campus agronomique de la Gaillarde, Montpellier) et sur le pourtour méditerranéen, l’UMR LISAH s’appuie également sur son réseau de partenariats dont les principaux concernent la communauté scientifique nationale (Institut Languedocien sur l’Eau et l’Environnement p. ex.) et internationale (en grande partie dans la région méditerranéenne).

Les implantations ont été développées au Maroc avec l’Institut Agronomique et Vétérinaire et l’École Nationale Forestière d’Ingénieurs, et en Tunisie avec l’INRGREF, l’INAT et la Direction Générale de l’Aménagement et de la Conservation des Terres Agricoles du ministère tunisien de l’agriculture.

Le LISAH a développé des actions en milieu tropical portant sur l’étude des impacts environnementaux sur l’eau et les sols de cultures intensives en partenariat avec le World Agroforestry Centre au Kenya, l’Office of Science for Land Development en Thaïlande, le Cirad et l’Inra en Guadeloupe.

Les principaux chantiers de recherche concernent l’étude des impacts de l’agriculture en viticulture languedocienne et bananeraie antillaise sur la pollution des sols et des eaux par les produits phytosanitaires, l’analyse du cycle hydrologique du système « solcultures » à l’échelle des petits bassins versants méditerranéens, le développement de méthodes de cartographie numérique des sols et de systèmes d’information pédologique, l’analyse du déterminisme et des processus d’érosion des sols et du transfert de sédiments dans les bassns versants, ainsi que l’étude de l’influence des aménagements hydrauliques (fossés, banquettes, lacs collinaires) sur le fonctionnement hydrologique des sols et bassins versants cultivés.



Directeur : Jérôme Molenat

23  scientifiques

Site web de l'unité

Date de la description : 2010




Exemples de recherche de l'unité sur la thématique Agronomie, plantes cultivées et systèmes de culture

Eau et productivité agricole face aux changements globaux en Méditerranée

Cartographie de l’état hydrique de la vigne par télédétection dans l’infrarouge thermique. Dispositif de mesure in situ de l’évapotranspiration réelle d’une parcelle de vigne par la méthode des covariances turbulentes. - M.Galleguillos © UMR LISAH

Sur les rives Nord et Sud de la Méditerranée, l’agriculture joue un rôle primordial aux niveaux économique et social. Elle est identifiée comme un secteur particulièrement sensible aux changements globaux en cours et à venir. Le LISAH contribue au développement d’outils d’aide à la décision et de stratégies d’adaptation, pour le bénéfice des agrosystèmes confrontés (...)


Pollution persistante des sols et sécurité sanitaire des produits horticoles : cas de la chlordécone aux Antilles

Vue du bassin versant élémentaire, Féfé, Guadeloupe-©J.B. Charlier

La chlordécone est un insecticide organochloré qui a été utilisé de 1971 à 1993 aux Antilles. Cette molécule est stable et persiste aujourd’hui encore dans l’environnement. Il s’ensuit une contamination chronique du milieu et de certaines cultures. On connaît peu les modalités de dispersion de ce pesticide fortement adsorbé sur des sols riches en matière organique, (...)


Évaluer les impacts hydrologiques des pratiques culturales en milieu méditerranéen

Parcelles de vigne désherbée mécaniquement avec un outil à dents- © P. Andrieux

Dans les bassins versants où les zones cultivées occupent une part importante de l’espace, les pratiques culturales sont un facteur important d’apparition de risques d’érosion du sol et de pollution diffuse des eaux par les pesticides. L’évaluation de ces risques est réalisée à deux échelles complémentaires : l’échelle de mise en oeuvre des pratiques (parcelle (...)



 
 

Mise à jour le 27/02/14


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/unite-recherche.php?numunite=82