PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Les SCV et l’extension des aires géographiques traditionnelles des cultures en zones tropicales sèches et humides

4. Préserver les ressources en eau

4. Préserver les ressources en eau

Production de coton sur SCV en zone amazonienne (Brésil) -Nicolas Chorier (info@nicopix.com)Et Lucien Séguy (Cirad) Pour produire plus et mieux tout en répondant aux nouvelles demandes des marchés, il faut élargir les aires géographiques des espèces cultivées vers des zones pédoclimatiques habituellement limitantes. Trois fonctions écosystémiques complémentaires rencontrées sous SCV sont essentielles. Il s’agit, d’une part, d’une meilleure gestion de la ressource en eau, en réduisant le ruissellement et l’évaporation. D’autre part, l’amélioration de la fertilité physique, chimique et biologique des sols par voie organo-biologique est possible à moindre coût. Enfin, les SCV permettent une gestion agronomique des bio-agresseurs favorisant les contrôles naturels. L’UPR et ses partenaires travaillent ainsi sur deux zones contrastées, la zone soudano sahélienne concernée par des déficits pluviométriques chroniques et des sols fortement dégradés, et la zone tropicale humide caractérisée par des excès pluviométriques et de fragiles sols ferrallitiques. Les SCV ont ainsi permis d’intégrer des espèces impossibles à cultiver en agriculture conventionnelle. Au nord du Cameroun, sous pluviométrie aléatoire et sur des sols ferrugineux dégradés et à carapace, les systèmes de cultures traditionnels à base de mil, sorgho et niébé peuvent maintenant s’enrichir sous SCV des cultures très prisées de riz pluvial (riz Sebotas poly-aptitudes) et de maïs. En zone tropicale humide où les excès pluviométriques sont fréquents et les conditions d’accès à la parcelle sont très limitées, la culture intensive de coton (entre 3700 et 5000 kg/ha de coton graine) devient possible en rotation avec les cultures de soja, de maïs, de riz pluvial et des pâturages. Les SCV se révèlent ainsi de véritables systèmes « tampons » des excès climatiques. Ils ouvrent la voie à l’élargissement de l’aire géographique de cultures plus exigeantes en eau, en protection phytosanitaire et en fertilité du sol. Ils constituent ainsi une réponse opérationnelle pour répondre efficacement au changement climatique, à la restauration des sols et à l’évolution des demandes des marchés intérieurs et internationaux

Contact(s) :
Lucien Séguy, UR SCV, seguyl@wanadoo.fr
Oumarou Balarabé, IRAD/PCS/Sodécoton/Cameroun, obalarabe@yahoo.fr Lucien Séguy, UR SCV, seguyl@wanadoo.fr
Oumarou Balarabé, IRAD/PCS/Sodécoton/Cameroun, obalarabe@yahoo.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations

Mélange restuataeur de fertilité à base de <em>Eleusine coracana</em> et de crotalaire sur sol fortement dégradé gravionnnaire et cuirassé en zone sahélo-soudanienne du Nord Cameroun




 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=46