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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

L’Utilisation de plantes de services dans les systèmes horticoles aux Antilles

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Association Arachis pintoï et verger de lime Tahiti - ©C. Pancarte Dans le contexte insulaire antillais, les impacts de l'agriculture sur l'environnement sont sévèrement ressentis : l’arboriculture emploie de grandes quantités d’herbicides chimiques tandis que l’application d’insecticides reste largement pratiquée en cultures maraîchères. Ces intrants chimiques conduisent à une érosion des sols, à une pollution des eaux de surface ainsi qu’à un déséquilibre des populations microbiennes comme des populations d’auxiliaires. Les études en cours ont pour objectif de réduire voire supprimer le recours aux intrants chimiques par l’introduction de plantes de services dans les agrosystèmes pour : (i) contrôler les adventices, (ii) contrôler le parasitisme aérien (Helicoverpa zea) et tellurique (Ralstonia solanacearum, Meloidogyne spp.) et (iii) maintenir la structure et la fertilité des sols. Le recours à l’utilisation de plantes de couverture en verger implique d’évaluer leur vitesse de recouvrement du sol, leur capacité de pérennisation ainsi que leur effet sur la nutrition azotée et l’alimentation hydrique de la culture de rente. En cultures maraîchères, l’utilisation de plantes pièges pour contrôler les insectes aériens doit prendre en compte l’agencement spatiotemporel de la plante piège par rapport à la culture d’intérêt tandis que l’introduction de plantes de services pour contrôler les pathogènes telluriques nécessite d’évaluer leur statut hôte ainsi que leur effet sur l’activité biologique des sols. Vingt espèces végétales ont été évaluées en conditions contrôlées et en station expérimentale. En verger, les premiers résultats indiquent qu’une couverture multi-spécifique et intégrant plusieurs familles permettrait de répondre aux exigences attendues. En cultures maraîchères, les résultats obtenus ont permis d’évaluer les périodes d’attractivité des plantes pièges testées ainsi que le développement des chenilles sur ces plantes. Parallèlement, cinq plantes de services ont été sélectionnées sur la base du statut non-hôte ou statut hôte à faible densité sans impact sur la multiplication des populations pathogènes dans la rhizoshère. Ces espèces candidates ont été choisies comme plantes modèles pour tester les effets directs sur les pathogènes et effets indirects sur les autres communautés microbiennes du sol.

Contact(s) :
Christian Lavigne, christian.lavigne@cirad.fr
Paula Fernandes, paula.fernandes@cirad.fr
Béatrice Rhino, beatrice.rhino@cirad.fr
Péninna Deberdt, peninna.deberdt@cirad.fr
Magalie Jannoyer, magalie.jannoyer@cirad.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations

Evaluation de plantes de services en verger - © C. Lavigne




 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=45