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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Bilan environnemental du compostage

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogégochimiques

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogéochimiques

Retournement d’andain de compost à la Plaine des Cafres, île de la Réunion (photo : J. Lepetit, 2005) Le compostage est une technique intéressante pour mieux gérer dans le temps et l’espace les matières organiques issues de l’élevage : réduction de masse et volume, amélioration de la fertilité de sols, nutrition progressive des plantes. Cependant, lors des transformations de la matière organique, des pertes ont lieu sous forme gazeuse. Celles-ci, pouvant atteindre 50% des matières mises à composter, sont pour certaines préjudiciables à l’environnement : acidification et eutrophisation pour l’ammoniac, effet de serre pour le protoxyde d’azote et le méthane. Ainsi, s’intéresser aux émissions gazeuses lors du compostage revêt un intérêt certain pour en évaluer le bilan environnemental. Des mesures ont été réalisées en mésocosmes sur des situations de compostage contrastées (15 tas de 1,3 m3) au regard des principaux facteurs contrôlant les processus physico-chimiques des transformations : carbone biodégradable, azote disponible, apport d’oxygène, humidité. Les cinétiques d’émissions instantanées et cumulées de NH3, CO2 et H2O ont été ajustées mathématiquement. Des modèles de régression linéaire multiple ont ensuite été calculés pour prédire les paramètres de ces courbes en prenant comme variables explicatives, les facteurs contrôlant les biotransformations. Ces modèles statistiques permettent d’étudier l’influence de ces facteurs sur les pertes sous forme gazeuse dans de nombreuses situations de compostage. Les facteurs influençant les émissions de N2O et de CH4 ont également été étudiés. En utilisant les données acquises et les résultats produits par ce modèle statistique, l’objectif est maintenant de construire un modèle dynamique de simulation de la transformation du carbone et de l’azote lors du compostage. Les résultats attendus de cette modélisation, qui fait l’objet d’une thèse de doctorat avec un industriel (convention Cifre), sont de prédire la caractérisation des composts (disponibilité de l’azote, quantité et stabilité de la matière organique) et d’évaluer le procédé au regard du risque de pollution lié aux émissions gazeuses.

Contact(s) :
Jean-Marie Paillat, jean-marie.paillat@rennes.inra.fr
Paul Robin, Paul.Robin@rennes.inra.fr
Mélynda Hassouna, Melynda.Hassouna@rennes.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=41