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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Évaluer les impacts hydrologiques des pratiques culturales en milieu méditerranéen

4. Préserver les ressources en eau

4. Préserver les ressources en eau

Parcelles de vigne désherbée mécaniquement avec un outil à dents-©P. Andrieux Dans les bassins versants où les zones cultivées occupent une part importante de l’espace, les pratiques culturales sont un facteur important d’apparition de risques d’érosion du sol et de pollution diffuse des eaux par les pesticides. L’évaluation de ces risques est réalisée à deux échelles complémentaires : l’échelle de mise en oeuvre des pratiques (parcelle culturale) et celle d’intégration de leurs effets (bassin versant).

À l’échelle de la parcelle, l’impact de différentes pratiques d’entretien des sols sur les états de surface du sol qui conditionnent le partage entre ruissellement et infiltration de l’eau et des matières associées est étudié. Une typologie des états de surface des sols basée sur l’organisation structurale de la surface du sol a été définie. Chacun des états de surface décrits est caractérisé par des propriétés d’infiltrabilité du sol. Sur la base de cette typologie fonctionnelle, il s’agissait de développer une démarche originale visant une modélisation continue dans le temps de l’infiltration à la parcelle.

Plusieurs trajectoires d’évolution des états de surface des sols en fonction des caractéristiques des sols, des évènements climatiques et des itinéraires techniques, mis en oeuvre par les viticulteurs ont été identifiés. Des expérimentations conduites sur des parcelles de vigne ont montré par ailleurs les effets de plusieurs pratiques d’entretien des sols (désherbage chimique, travail du sol, enherbement naturel ou semé, permanent ou temporaire) sur les transferts d’eau, d’érosion et de pesticides.

À l’échelle du bassin versant, l’évaluation s’appuie sur l’utilisation d’un modèle hydrologique distribué qui permet de simuler les flux d’eau et de matières associées selon différents scénarios de pratiques et climatiques. L’utilisation d’un tel modèle nécessite de connaître la répartition spatio-temporelle des opérations culturales à impact hydrologique (entretien du sol et traitements phytosanitaires) sur chacune des parcelles du bassin versant. En l’absence de données exhaustives sur les pratiques, le travail est orienté sur la construction d’un modèle décisionnel permettant de simuler les itinéraires techniques des agriculteurs (collaboration avec l’UMR Innovation et l’unité de Biométrie et Intelligence Artificielle à Toulouse).

Pour chaque exploitation du bassin versant, le modèle est basé sur une représentation de la conduite technique annuelle du vignoble sous forme de plans d’activités. Ces plans mettent en oeuvre des indicateurs d’états de l’agrosystème (ex : pousse de l’herbe, portance du sol, stade phénologique de la vigne) et prennent en compte les caractéristiques des ressources productives de l’exploitation (parcellaire, matériel et main d’oeuvre) ainsi que les arbitrages à réaliser entre opérations culturales et parcelles concurrentes.

Contact(s) :
Anne Biarnès, biarnes@supagro.inra.fr
& Patrick Andrieux, patrick.andrieux@supagro.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=33