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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Eau et productivité agricole face aux changements globaux en Méditerranée

4. Préserver les ressources en eau

4. Préserver les ressources en eau

Cartographie de l’état hydrique de la vigne par télédétection - M.Galleguillos © UMR LISAH
 dans l’infrarouge thermique Sur les rives Nord et Sud de la Méditerranée, l’agriculture joue un rôle primordial aux niveaux économique et social. Elle est identifiée comme un secteur particulièrement sensible aux changements globaux en cours et à venir. Le LISAH contribue au développement d’outils d’aide à la décision et de stratégies d’adaptation, pour le bénéfice des agrosystèmes confrontés à ces changements. Trois actions importantes sont actuellement conduites.

Dans l’optique de quantifier la productivité de l’eau à l’échelle du bassin versant, la première action ambitionne d’estimer la consommation en eau des cultures en conditions de relief collinaire et d’accroître la précision des modèles agroclimatiques. Il s’agit de prendre en compte l’influence du vent en conditions de relief et de mieux simuler les processus aériens et racinaires. Cette action entreprise à l’échelle d’un petit bassin versant en Tunisie sera par la suite étendue au niveau régional (Cap Bon).

La deuxième action porte sur l’utilisation de la télédétection pour renseigner l’état hydrique du couvert végétal à l’échelle régionale. Dans un contexte de production viticole, une étude sur le bassin versant de La Peyne (Hérault) a montré qu’une modélisation simplifiée permet de cartographier l’évapotranspiration journalière et le statut hydrique d’une culture en rang. La suite des travaux portera sur l’utilisation des estimations obtenues pour spatialiser le bilan hydrique.

La troisième action utilise les projections futures générées par les modèles de circulation générale, qui indiquent que parallèlement à une élévation de la température, les précipitations moyennes devraient diminuer. Une étude préliminaire sur le blé dur en Tunisie a montré que la modification de la distribution des précipitations au cours de l’année et le raccourcissement des cycles culturaux conduisaient à des semis plus précoces et à des impacts sur les rendements variables selon les régions. Cette étude doit être poursuivie et étendue à d’autres régions.

Contact(s) :
Jean-Paul Lhomme, jean-paul.lhomme@supagro.inra.fr
Laurent Prévot, laurent.prevot@supagro.inra.fr
& Frédéric Jacob, frederic.jacob@supagro.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=28