PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés : SIMULATION ; QTL ; GENOTYPE ; CROISSANCE VEGETALE ; SECHERESSE ; RENDEMENT ; PHENOTYPE ; INTERACTION GENOTYPE ENVIRONNEMENT ; MAIS ; ECOPHYSIOLOGIE ; VARIABILITE GENETIQUE ; TEMPERATURE ; TRANSPIRATION ; CARTOGRAPHIE GENETIQUE ; MODELISATION

Tolérance à la sécheresse chez le maïs : quels génotypes pour quel scénario agro-climatique ?

4. Préserver les ressources en eau

4. Préserver les ressources en eau

De la plateforme de phénotypage au champ : caractériser la variabilité génétique de la sensibilité de la croissance au déficit hydrique et prédire le comportement de génotypes dans des scénarios agro-climatiques variés-©Inra-UMR LEPSE L’amélioration de la tolérance à la sécheresse chez les plantes cultivées se heurte à la contradiction entre le maintien de la production en sécheresse et la réduction du risque de perte de rendement. Selon le scénario climatique, une croissance foliaire maintenue en déficit hydrique est un avantage (photosynthèse restant élevée) ou un inconvénient (risque de mort des plantes par épuisement plus rapide de l’eau du sol). Tester toutes les combinaisons génotype x scénario climatique est inenvisageable. L’alternative développée consiste à coupler des expérimentations en conditions contrôlées avec la modélisation pour analyser la variabilité génétique de traits d’adaptation et prédire son effet sur le rendement.

Les expérimentations concernent des populations de lignées de maïs dont on connaît la composition allélique grâce à des marqueurs génétiques. Elles sont conduites sur la plateforme de phénotypage PHENODYN permettant de mesurer, sur 400 plantes simultanément, la transpiration et la croissance des feuilles ou d’organes reproducteurs, conjointement avec l’état hydrique du sol et de l’air, le rayonnement et la température des plantes. Ceci permet de quantifier, pour les fonctions étudiées, l’effet des allèles sur la réponse des plantes aux conditions environnementales : chaque génotype est caractérisé par un jeu unique de paramètres de courbes de réponse.

En collaboration avec une équipe australienne, le modèle de croissance d’organes a été couplé à un modèle biophysique de simulation du fonctionnement des cultures à l’échelle de la parcelle. À partir des données (réelles ou virtuelles) du climat, du sol et du génotype, le modèle calcule quotidiennement le bilan hydrique de la culture, la production de biomasse et simule le rendement en grain pour chaque génotype dans chaque situation. Un allèle favorable au maintien de la croissance foliaire peut avoir un effet positif, négatif ou nul sur le rendement, selon le scénario climatique. On peut ainsi déterminer les combinaisons d’allèles les plus intéressantes pour une région donnée.

En savoir plus

En savoir plus

Contact(s) :
Claude Welcker, welcker@supagro.inra.fr
& François Tardieu, ftardieu@supagro.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=27