PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Contribution à la lutte contre les mirides du cacaoyer en Afrique

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Adulte et larves de Sahlbergella singularis surune cabosse de cacaoyer- R. Babin©Cirad La culture du cacaoyer est l’une des principales sources de revenu des familles rurales de la zone forestière au Cameroun. Cependant,cette culture est soumise à la pression de bioagresseurs tels que les mirides. Sahlbergella singularis et Distantiella theobroma sont, en effet, les ravageurs les plus préjudiciables à la culture du cacaoyer en Afrique. Dans certains pays, ils seraient responsables de la perte de 30 à 40% de la production de cacao.

Le contrôle de ces ravageurs implique une meilleure connaissance des mécanismes et facteurs agroécologiques impliqués dans la dynamique de leurs populations naturelles. Dans ce but, la biologie de Sahlbergella singularis a été étudiée au moyen d’un élevage au laboratoire. L’étude des paramètres démographiques de la population d’élevage a révélé que S. singularis est une espèce à croissance lente. Ceci expliquerait sa faible densité de présence dans les plantations. D’autre part, la fécondité serait un paramètre-clé des fluctuations saisonnières des populations naturelles. Ainsi, la croissance des populations naturelles serait liée à la présence de jeunes cabosses sur les cacaoyers fournissant aux femelles une ressource alimentaire favorable à la reproduction. L’étude de l’influence des facteurs agroécologiques sur les densités de populations de S. singularis en plantation a révélé que les densités dépendent des conditions parcellaires de culture du cacaoyer. Parmi les pratiques culturales, les traitements insecticides, l’ombrage et le recours aux variétés hybrides sont des facteurs déterminants. En outre, les populations du ravageur sont fortement agrégées dans les zones des plantations bénéficiant d’un ensoleillement maximal. Enfin, l’ombrage fourni par les arbres forestiers s’est avéré plus homogène que l’ombrage d’arbres fruitiers et, par conséquent, moins propice au développement de zones fortement infestées, communément appelées poches à mirides.

Les recommandations de lutte préconisées par la recherche agronomique sont rarement appliquées par les planteurs. Aussi,les résultats ont-ils été discutés dans l’optique de les adapter au contexte de culture du cacaoyer qui prévaut actuellement au Cameroun.

Contact(s) :
Régis Babin, regis.babin@cirad.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations

Cacaoyer- © M. Dulcire




 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=25