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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Le projet OMEGA 3 : optimisation des mécanismes écologiques de gestion des bioagresseurs pour une amélioration durable de la productivité des agrosystèmes

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Représentation des cas d’étude du projet en fonction de traits de vie des bioagresseurs et échelles de déploiement de la DVS. Une grande diversité végétale spécifique (DVS) caractérise les écosystèmes naturels, qui souffrent beaucoup moins de bio-agressions que les écosystèmes cultivés. L’introduction de DVS dans ces derniers résulte aussi généralement (mais pas systématiquement) en une régulation des bio-agressions. Le Cirad analyse, avec ses partenaires en milieu tropical, les effets sur les bioagresseurs de l’introduction dans les agrosystèmes de DVS selon diverses modalités spatiales et temporelles, afin de déterminer les processus écologiques de régulation mobilisables pour éviter le recours aux pesticides de synthèse.

Sont ainsi étudiés, sur une palette de bioagresseurs (différant par leur spécificité d’hôte et leur capacité de dispersion), et de plantes, de modalités et d’échelles de déploiement de DVS : les effets allélopathiques de plantes de couverture sur les vers blancs et le striga du riz pluvial en semis direct à Madagascar ; les effets allélopathiques et de rupture de cycle de plantes de service en rotation sur le flétrissement bactérien de la tomate en Martinique ; les effets de détournement de plantes-pièges sur les noctuelles de la tomate au Niger et en Martinique ; les effets de détournement d’un mélange attractif alimentaire-insecticide biologique sur les mouches des cucurbitacées à La Réunion ; les effets d’associations d’espèces ligneuses sur les mirides et la pourriture brune des cabosses sur cacaoyer en systèmes agroforestiers au Cameroun ; les effets de la fragmentation du paysage sur la rouille orangée et le scolyte des baies sur caféier en systèmes agroforestiers au Costa Rica. Des études expérimentales sur ces effets suspectés ont déjà produit plusieurs résultats. À partir de la formalisation des processus écologiques étudiés, des règles de décision pourront être établies pour développer des modèles mécanistes de prédiction des impacts de l’introduction de DVS sur les bioagresseurs selon leurs traits de vie, préalable à l’élaboration de systèmes de culture innovants, et résilients vis-à-vis des bio-agressions.

En savoir plus

Contact(s) :
Alain Ratnadass, alain.ratnadass@cirad.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations

Evaluation agronomique du radis fourrager dans le Grand Sud, zone du Mont Dore en Nouvelle Calédonie  © Paula Fernandes Vers_blancs : Larves de Coléoptères Scarabaeudae (vers blancs) s’attaquant aux racines du riz pluvial.
© Alain Ratnadass Helicoverpa Pois d’Angole : Chenille d’Helicoverpa armigera sur pois d’angole en bordure de parcelle de tomate. ©Alain Ratnadass Caféière sous ombrage dense d'eucalyptus et d'érythrine en croissance libre dans la vallée d'Orosi au Costa Rica ©Jacques Avelino Riz pluvial en SCV avec couverture vivante d’arachide pérenne. ©Alain Ratnadass




 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=24