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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Dynamique des populations et régulation naturelle des bioagresseurs dans un paysage de vergers

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Verger de pommiers de la Basse vallée de la Durance et émergence d’un carpocapse- P. Franck©Inra La lutte contre les bioagresseurs dans les vergers de pommiers et poiriers fait appel à de très nombreux traitements phytosanitaires raisonnés à l’échelle du verger. Dans le Sud-est de la France, ces traitements ont majoritairement pour cible la chenille du carpocapse (Cydia pomonella). Cependant, les caractéristiques biologiques du carpocapse (capacité de dispersion, forte préférence pour les fruits à pépins) laissent penser que son abondance dépend également de la distribution spatiale des vergers à l’échelle d’un paysage agricole (qualité, abondance et connectivité de son habitat). Pour vérifier cette hypothèse, l’abondance des carpocapses dans 80 vergers commerciaux situés dans un paysage de 50 km² a été mise en relation avec une cartographie des occupations du sol. Il a ainsi pu être montré que le carpocapse est moins abondant dans les vergers de fruits à pépins entourés d’autres vergers similaires, probablement parce que ces configurations spatiales ne permettent pas au carpocapse de se soustraire aux traitements insecticides. Les trajets de femelles entre deux évènements de ponte à partir d’analyses génétiques ont également été reconstitués.

Ces trajets ont lieu très majoritairement au sein des vergers, mais il a pu être mis en évidence quelques évènements de dispersion entre des vergers distants, ce qui conforte l’idée d’une gestion à une échelle supra-parcellaire. Enfin, les ennemis naturels du carpocapse, notamment les hyménoptères parasitoïdes, dont les femelles pondent dans les oeufs ou chenilles de carpocapse, ont été étudiés. Afin de quantifier le parasitisme et de comprendre la dynamique des populations des parasitoïdes dans différents contextes paysagers, des marqueurs moléculaires sont développés ; ils permettent une détection précoce dans les carpocapses des trois espèces les plus actives en vergers (Ascogaster quadridentata, Pristomerus vulnerator et Perilampus tristis). Des études sont également en cours sur la prédation du carpocapse et du puceron cendré (Dysaphis plantaginae), un autre ravageur des pommiers, afin de comprendre les interactions trophiques entre proies.

Contact(s) :
Pierre Franck, pierre.franck@avignon.inra.fr
Claire Lavigne, Claire.Lavigne@avignon.inra.fr
& Yvan Capowiez, capowiez@avignon.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010

Illustrations

Adulte du carpocapse de la pomme (Cydia pomonella L.). -P. Franck©Inra




 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=23