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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés :

Diversité organisée et dynamique des bioagresseurs

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Symptômes de la Maladie des Raies Noires</em> (Mycosphaerella fijiensis) <em>sur une feuille de bananier- F. Côte©Cirad Les communautés biologiques présentes au sein des écosystèmes terrestres cultivés influent sur leur productivité et leur durabilité, directement - cas des bioagresseurs - ou indirectement - cas des « ingénieurs du sol » ou des transformateurs de litière. L’hypothèse de travail est que la réintroduction et la promotion de la biodiversité dans les agrosystèmes peu diversifiés peuvent contribuer à en améliorer le fonctionnement et les capacités d’autorégulation au travers du renforcement de fonctions écologiques ou de services écologiques, sans recourir de façon permanente et massive aux pesticides.

La diversité liée aux peuplements végétaux est un facteur-clé pour freiner le développement des bioagresseurs et structurer les communautés biologiques par les ressources et l’habitat. La création de discontinuités dans les monocultures a des effets contrastés sur l’abondance, la dispersion et le développement des bioagresseurs. L’unité a ainsi sélectionné plusieurs plantes non-hôtes du nématode phytoparasite du bananier, Radopholus similis, utilisables comme culture de rente, fourrages ou plantes de couverture. Les jachères se montrent efficaces vis-à-vis de R. similis mais favorisent dans le même temps, à l’échelle de l’exploitation, la dissémination spatiale du charançon Cosmopolites sordidus. Ceci a conduit à développer des études de dispersion de ce second bioagresseur en fonction de l’agencement spatial du système de culture (SdC) et une stratégie de piégeage de masse dans les jachères assainissantes à l’aide de pièges à phéromones.

La diversité liée à la faune et à la flore présentes dans l’agrosystème, a des effets bénéfiques pour la plante et peut constituer un élément-clé de la qualité biologique des sols. Les vers de terre géophages de l’espèce Pontoscolex corethurus, peuvent stimuler la croissance foliaire et racinaire des bananiers et avoir une incidence sur leur nutrition azotée ou minérale. Cette diversité associée peut aussi faciliter la gestion de certains bioagresseurs.

La limitation de la dispersion des bioagresseurs par l’agencement spatial du SdC apparait comme un des leviers importants qui pourrait permettre de contrôler leur développement. Cette étude sera poursuivie à différentes échelles en partant des systèmes les plus simples basés sur l’organisation spatio-temporelle d’une seule variété et d’une seule culture pour étudier ensuite le cas de mélanges multi-variétaux et multi-espèces. Les liens trophiques pouvant exister entre les bioagresseurs et les autres entités fonctionnelles des communautés seront également étudiés. Les connaissances acquises seront intégrées dans un modèle de simulation des réseaux trophiques permettant de représenter les interactions et les régulations en jeu, afin de les optimiser et de proposer des SdC plus durables.

Contact(s) :
Jean-Michel Risède, jean-michel.risede@cirad.fr
& Philippe Tixier, philippe.tixier@cirad.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=21