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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés : intensification écologique, cultures associées, engrais, rhizosphère, blé dur, diminuer les intrants agricoles, association légumineuses-céréales

Partage des ressources en nutriments majeurs et facilitation en cultures associées céréales-légumineuses : exemple du phosphore

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogégochimiques

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogéochimiques

Culture associée « pois blé dur » dans l’essai de fertilisation phosphatée de longue durée de l’Inra de Toulouse-Auzeville - P. Hinsinger © Inra Dans le contexte d’une nécessaire intensification écologique des agro-écosystèmes, la problématique du phosphore est particulièrement préoccupante, compte tenu du caractère fini de la ressource en phosphates naturels, principale source d’engrais phosphatés. La pénurie de ces engrais sera un problème majeur à échéance de quelques décennies, et il est urgent de trouver des solutions. Parmi les innovations prometteuses, l’UMR Eco&Sols a initié un vaste programme de recherche sur l’intérêt des cultures associées, comparativement à des peuplements monospécifiques, pour une meilleure valorisation des ressources en nutriments du sol. De nombreux travaux antérieurs ont montré l’intérêt de cultures associées céréaleslégumineuses pour augmenter la productivité, mais aussi la qualité de la production céréalière (teneur en protéines) et l’utilisation de l’azote, en particulier de l’azote atmosphérique grâce à une fixation symbiotique plus efficace. C’est un des facteurs qui expliquent le succès de tels systèmes dans les agricultures du Sud ou en Chine qui compte 25 millions d’hectares de cultures associées.
L’hypothèse formulée est que, outre l’azote, le phosphore du sol peut être mieux valorisé par une association « céréale-légumineuse » que par chacune des composantes cultivée isolément. Les travaux de l’UMR Eco&Sols ont montré que les légumineuses (diverses espèces de légumineuses à graines testées) et les céréales (blé dur) utilisent différents pools de phosphore (organique/ inorganique) du sol. Ainsi, en jouant sur cette complémentarité fonctionnelle, les deux espèces exploitent mieux les ressources du sol. Les travaux, en particulier dans le contexte de l’essai de fertilisation phosphatée de longue durée (40 ans en 2009) de l’Inra de Toulouse, ont aussi révélé des processus de facilitation entre les espèces associées : la légumineuse semble capable d’augmenter la disponibilité en phosphore dans la rhizosphère du blé dur associé. L’effort de recherche consiste actuellement à comprendre les processus sousjacents afin de raisonner les associations les plus performantes, en particulier dans un contexte de faible niveau de recours aux intrants tels que les engrais phosphatés. Dans le contexte d’une nécessaire intensification écologique des agro-écosystèmes, la problématique du phosphore est particulièrement préoccupante, compte tenu du caractère fini de la ressource en phosphates naturels, principale source d’engrais phosphatés. La pénurie de ces engrais sera un problème majeur à échéance de quelques décennies, et il est urgent de trouver des solutions. Parmi les innovations prometteuses, l’UMR Eco&Sols a initié un vaste programme de recherche sur l’intérêt des cultures associées, comparativement à des peuplements monospécifiques, pour une meilleure valorisation des ressources en nutriments du sol. De nombreux travaux antérieurs ont montré l’intérêt de cultures associées céréaleslégumineuses pour augmenter la productivité, mais aussi la qualité de la production céréalière (teneur en protéines) et l’utilisation de l’azote, en particulier de l’azote atmosphérique grâce à une fixation symbiotique plus efficace. C’est un des facteurs qui expliquent le succès de tels systèmes dans les agricultures du Sud ou en Chine qui compte 25 millions d’hectares de cultures associées.
L’hypothèse formulée est que, outre l’azote, le phosphore du sol peut être mieux valorisé par une association « céréale-légumineuse » que par chacune des composantes cultivée isolément. Les travaux de l’UMR Eco&Sols ont montré que les légumineuses (diverses espèces de légumineuses à graines testées) et les céréales (blé dur) utilisent différents pools de phosphore (organique/ inorganique) du sol. Ainsi, en jouant sur cette complémentarité fonctionnelle, les deux espèces exploitent mieux les ressources du sol. Les travaux, en particulier dans le contexte de l’essai de fertilisation phosphatée de longue durée (40 ans en 2009) de l’Inra de Toulouse, ont aussi révélé des processus de facilitation entre les espèces associées : la légumineuse semble capable d’augmenter la disponibilité en phosphore dans la rhizosphère du blé dur associé. L’effort de recherche consiste actuellement à comprendre les processus sousjacents afin de raisonner les associations les plus performantes, en particulier dans un contexte de faible niveau de recours aux intrants tels que les engrais phosphatés.

Contact(s) :
Philippe Hinsinger,philippe.hinsinger@supagro.inra.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=19