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Compétences de recherche de Montpellier et de sa région dans le domaine de l'agronomie

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

Mots-clés : mode de culture, sequestration du carbone, semis directs sur couverture végétale

Les semis directs sur couverture végétale permanente (SCV) et la séquestration du carbone

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogégochimiques

2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogéochimiques

Restauration des sols dégradés par les plantes de couverture (Province du Yunnan, Chine) - A. Chabanne ©Cirad Les sols contiennent plus de carbone que la végétation terrestre et l’atmosphère combinées. Ils représentent en tant que tel un réservoir de carbone critique fortement dépendant du mode d’usage des terres. Les pratiques agricoles ont contribué à l’appauvrissement du stock de carbone organique. À l’échelle de la parcelle, la diminution des stocks de carbone est attribuée à trois processus : 1) l’oxydation due à la perte de cohésion des sols exposant le carbone aux variations de température et d’humidité, 2) les transferts tels que le lessivage et la translocation de carbone organique dissous ou de carbone organique particulaire et 3) l’érosion hydrique et éolienne. L’augmentation du carbone organique du sol est alors primordiale pour une gestion agronomique durable.

Des SCV à forts inputs carbonés annuels permettent de récupérer des terres agricoles dégradées, de restaurer la fertilité des sols et de favoriser la diversité au sens large (productions, macrofaune et microflore des sols). Sous les conditions tropicales humides, la régénération de la matière organique et des propriétés physiques et biologiques peut être aussi rapide et importante que les pertes occasionnées par le travail intensif continu du sol. Il faut entre 10 et 15 t/ha/an d’entrées de résidus de matière sèche dans le système, en fonction du niveau de fumure minérale, pour maintenir un équilibre stable en carbone. Les meilleurs SCV produisent entre 15 et 28 t/ha/an de biomasse sèche permettant une régénération de la matière organique, une amélioration des attributs physiques (agrégation, infiltration), chimiques (capacité d’échange cationique, recyclage des éléments nutritifs, pouvoir tampon) et biologiques (diversité de la macrofaune et des populations microbiennes).
Ces systèmes, construits sur des productions élevées de biomasse annuelles et une diversité fonctionnelle en croissance active (y compris en saison sèche), montrent des capacités de séquestration de carbone supérieures aux systèmes conventionnel.

Contact(s) :
Lucien Séguy, seguyl@wanadoo.fr
& Florent Tivet, florent.tivet@cirad.fr

Date de publication : 30/05/2010





 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/exemple.php?id=17