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Mots-clés

agronomie
champs cultivés

pratiques des agriculteurs
impact environnement
systèmes de culture
exploitation agricole territoire santé des plantes
territoire

Chiffres clés

13 unités de recherche

300 chercheurs et enseignants

19 formations diplômantes

25 formations courtes non diplômantes

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Gestionnaire du portail :
Chantal Salson
Agropolis International
salson@agropolis.fr
Tél. : +33 (0)4 67 04 75 49

Coordinateur scientifique :
Jacques Wery
(Montpellier SupAgro)
wery@supagro.inra.fr
Tél. : +33 (0)4 99 61 25 07

Compétences de la communauté scientifique sur le domaine Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture >Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

 

Portail thématique des compétences de la communauté scientifique

Agronomie - Plantes cultivées et systèmes de culture

3. Réguler les populations de bioagresseurs et optimiser l'usage des produits phytosanitaires

Par
Chrsitain Cilas
UPR Maîtrise des bioagresseurs des cultures pérennes
-->2011
UPR AMRBET : Analyse et maîtrise du risque lié aux bio agresseurs dans les écosystèmes tropicaux

Texte de présentation extrait du Dossier Agropolis International publié en 2012

Parmi les contraintes qui pèsent sur l’agriculture, les maladies et les ravageurs (regroupés sous le terme de « bioagresseurs ») rendent nécessaire le développement de méthodes à la fois toujours plus innovantes, respectueuses de l’environnement et efficaces, afin de limiter les dégâts et donc les pertes occasionnées.L’agriculture implique le regroupement de plantes d’une même espèce sur un espace limité : le champ, la parcelle.Ce regroupement induit une plus grande vulnérabilité des plantes qui s’y trouvent. En effet, la propagation d’une maladie, ou même d’un ravageur, se trouve favorisée par le regroupement des plantes sur un espace limité où une continuité existe entre les plantes d’une même espèce.L’intensification de l’agriculture, avec pour corollaire l’homogénéisation des champs, l’augmentation des densités, l’utilisation de variétés fixées, voire de clones, a ainsi favorisé l’émergence de grandes épidémies et le développement rapide de certains ravageurs.

Dans un premier temps, la réponse à ces contraintes sanitaires fût chimique. Le développement des industries chimiques, les enjeux économiques que représentaient les grandes filières agronomiques, ont en effet permis la création et la mise sur le marché de molécules « efficaces » pour contrôler les principaux bioagresseurs des cultures. Mais ces derniers se sont adaptés aux traitements chimiques, ces traitements ayant permis la survie des individus les plus résistants et donc une sélection de résistances. Au fur et à mesure de l’apparition de résistances à certains produits phytosanitaires, de nouvelles molécules ont été proposées, mais de nouvelles résistances apparaissaient,entraînant une prolifération de produits phytosanitaires. Ce fût le début d’une escalade entre « apparition de nouvelles résistances » et « proposition de nouvelles molécules », parfois accompagnées d’une augmentation des doses et des concentrations. La conséquence de cette surenchère a été une pollution des environnements et des produits consommables présentant toujours plus de résidus de pesticides.

Application de désherbant autour d'un palmier à huile ©J.P. CalimanUne réflexion a donc démarré sur la « lutte intégrée » dont le principe est d’apporter une réponse « multifactorielle » à un problème lié à des bioagresseurs. Pour cela, une combinaison entre (i) mesures agronomiques, (ii) sélection de matériel végétal résistant,ou moins sensible, (iii) lutte biologique en utilisant des « auxiliaires » ou agents biologiques antagonistes aux bioagresseurs, (iv) piégeage, dans le cas de certains ravageurs, et (v) lutte chimique lorsque celle-ci s’avère indispensable, est donc proposée en fonction des espèces cultivées et des bioagresseurs existants.

La gestion des systèmes de culture et des bioagresseurs associés est ainsi devenue flexible et adaptée aux diverses situations rencontrées. Cependant, la lutte chimique demeure encore aujourd’hui le moyen de lutte privilégié pour de nombreuses cultures, car elle est économiquement intéressante et simple à mettre en oeuvre.
Les préoccupations environnementales - encore récentes pour le grand public - n’ont toujours pas engendré de changements radicaux dans les pratiques de contrôle des bioagresseurs. La mise en place et l’extension des marchés « bios » et « équitables », sous l’influence des consommateurs, font cependant émerger de nouvelles pratiques dès lors que des alternatives à la lutte chimique existent. La recherche s’implique de plus en plus dans la mise au point de méthodes alternatives à la lutte chimique, et l’analyse ainsi que la gestion des risques liés aux bioagresseurs sont devenues des enjeux importants pour la plupart des équipes travaillant sur les systèmes de culture. La régulation des populations de bioagresseurs est ainsi au coeur des projets de recherche de plusieurs unités de recherche situées sur le campus d’Agropolis International.

 

Compétences de la communauté scientifique


  • Exemples de recherche
  • Unités et équipes de recherche impliquées

Diversité organisée et dynamique des bioagresseurs

Symptômes de la Maladie des Raies Noires</em> (Mycosphaerella fijiensis) <em>sur une feuille de bananier- F. Côte©Cirad

Les communautés biologiques présentes au sein des écosystèmes terrestres cultivés influent sur leur productivité et leur durabilité, directement - cas des bioagresseurs - ou indirectement - cas des « ingénieurs du sol » ou des transformateurs de litière. L’hypothèse de travail est que la réintroduction et la promotion de la biodiversité dans les agrosystèmes (...)


Effets des arbres d’ombrage sur les bioagresseurs du caféier Arabica

Caféière en plein ensoleillement ravagée par la rouille en Papouasie Nouvelle- J. Avelino © Cirad

Le caféier Arabica (Coffea arabica) peut être cultivé en monoculture, généralement dans des systèmes intensifs. Il est le plus souvent cultivé sous ombrage dans des systèmes agroforestiers qui vont de la simple association de deux espèces ligneuses aux systèmes complexes proches des écosystèmes naturels. La vulnérabilité des systèmes ultivés modernes, (...)


Dynamique des populations et régulation naturelle des bioagresseurs dans un paysage de vergers

Verger de pommiers de la Basse vallée de la Durance et émergence d’un carpocapse- P. Franck©Inra

La lutte contre les bioagresseurs dans les vergers de pommiers et poiriers fait appel à de très nombreux traitements phytosanitaires raisonnés à l’échelle du verger. Dans le Sud-est de la France, ces traitements ont majoritairement pour cible la chenille du carpocapse (Cydia pomonella). Cependant, les caractéristiques biologiques du carpocapse (capacité (...)


Le projet OMEGA 3 : optimisation des mécanismes écologiques de gestion des bioagresseurs pour une amélioration durable de la productivité des agrosystèmes

Représentation des cas d’étude du projet en fonction de traits de vie des bioagresseurs et échelles de déploiement de la DVS.

Une grande diversité végétale spécifique (DVS) caractérise les écosystèmes naturels, qui souffrent beaucoup moins de bio-agressions que les écosystèmes cultivés. L’introduction de DVS dans ces derniers résulte aussi généralement (mais pas systématiquement) en une régulation des bio-agressions. Le Cirad analyse, avec ses partenaires en milieu tropical, les effets (...)


Contribution à la lutte contre les mirides du cacaoyer en Afrique

Adulte et larves de Sahlbergella singularis surune cabosse de cacaoyer- R. Babin©Cirad

La culture du cacaoyer est l’une des principales sources de revenu des familles rurales de la zone forestière au Cameroun. Cependant,cette culture est soumise à la pression de bioagresseurs tels que les mirides. Sahlbergella singularis et Distantiella theobroma sont, en effet, les ravageurs les plus préjudiciables à la culture du cacaoyer en (...)


Suivi des déplacements d’insectes ravageurs au service d’une gestion durable des agrosystèmes en Afrique sub-saharienne

Chenille de noctuelle (Helicoverpa armigera) sur tomate-©T.Brévault

Comprendre la dynamique spatiale des ravageurs dans des agrosystèmes constitués d’une mosaïque changeante d’habitats incluant des zones cultivées et non-cultivées, permet de mieux prévoir les risques d’infestation et d’envisager une lutte ciblée sur les foyers de départ des infestations. Cela permet aussi la conception ex-ante de systèmes de culture fonctionnels (...)


Les SCV pour la gestion agronomique de la résistance aux bioagresseurs

Le recours à de fortes fertilisations azotées en systèmes de culture conventionnels favorise la pression phytoparasitaire. La connaissance des mécanismes responsables de l'affaiblissement de la résistance des plantes aux maladies permet de comprendre les processus en jeu. Cela permet d’apporter un appui à la conception et au pilotage de systèmes de cultures à (...)

Cet exemple ne figure pas dans la version papier du dossier, publiée en juillet 2010.

Connaître et comprendre les stratégies et pratiques des agriculteurs pour évaluer, à l’échelle de bassins versants les impacts de l’adoption de formes alternatives d’agriculture par les viticulteurs (France)

traitement phytosanitaire en viticulture

L’Inra mène de nombreux programmes de recherche et d’expertises qui visent à provoquer une diminution durable et significative de l’utilisation et des impacts des pesticides en agriculture. La viticulture n’échappe pas à la règle, elle qui consomme, en France, 20 % des pesticides pour seulement 3,7 % de la surface agricole utile (SAU). Dans les bassins de monoculture (...)

Cet exemple ne figure pas dans la version papier du dossier, publiée en juillet 2010.

L’Utilisation de plantes de services dans les systèmes horticoles aux Antilles

Association Arachis pintoï et verger de lime Tahiti - ©C. Pancarte

Dans le contexte insulaire antillais, les impacts de l'agriculture sur l'environnement sont sévèrement ressentis : l’arboriculture emploie de grandes quantités d’herbicides chimiques tandis que l’application d’insecticides reste largement pratiquée en cultures maraîchères. Ces intrants chimiques conduisent à une érosion des sols, à une pollution des eaux de surface (...)

Cet exemple ne figure pas dans la version papier du dossier, publiée en juillet 2010.


Unités et équipes de recherche impliquées sur la thématique "Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogéochimiques"

Nom de l'unité et lien vers le site web Organismes membres participants ou partenaires Nb. scientifiques Directeur Fiche descriptive
UMR INNOVATION : Innovation et développement dans l'agriculture et l'agro-alimentaire Cirad, Inra, Montpellier SupAgro 50 Guy Faure En savoir plus
UMR SYSTEM : Fonctionnement et conduite des systèmes de culture tropicaux et méditerranéens Cirad, Inra, Montpellier SupAgro 20 Christian Gary En savoir plus
UPR HortSys : Fonctionnement agroécologique et performances des systèmes de culture horticoles Cirad 28 Eric Malézieux En savoir plus
UPR B-AMR : Bioagresseurs : analyse et maîtrise du risque
Regroupe l'UPR Maîtrise des bioagresseurs des cultures pérennes et l'UPR Ecologie et maîtrise des populations d'acridiens
Cirad 21 Christian Cilas En savoir plus
UPR AIDA : Agroécologie et intensification durable des cultures annuelles
Depuis le 1er janvier 2014, UPR Aida - Agroécologie et intensification durable des cultures annuelles -Directeur : Eric Scopel
Cirad 56 Eric Scopel En savoir plus
UPR SIA -->AIDA : Systèmes et ingénierie agronomique - Fusion--> Agroécologie et intensification durable des cultures annuelles
Depuis le 1er janvier 2014 : UPR Aida - Agroécologie et intensification durable des cultures annuelles - Directeur : Eric Scopel
Ancien nom SCV -Systèmes de semis direct sous couverture végétale
Cirad 13 En savoir plus
UPR GECO : Fonctionnement écologique et gestion durable des agrosystèmes bananiers et ananas
L'UPR 26 change de nom au 1er janvier 2015. Ancien nom : Systèmes de culture bananiers, plantains et nanas - SCBPA
Cirad 22 Jean-Michel Risède En savoir plus
UR PSH : Plantes et systèmes de culture horticoles Inra Avignon 24 Hélène Gautier En savoir plus

 

 

Voir aussi...

1. Assurer une production alliant quantité et qualité2. Minimiser l'impact des cultures sur les cycles biogéochimiques3. Réguler les populations de bioagresseurs...4. Préserver les ressources en eau5. Concevoir et diffuser les innovationsUnités de recherche, formations et sélection de ressources

 

 

Autres informations

 

logo ESA Société européenne d'agronomieAgropolis International a assuré le secrétariat de la société européenne d’agronomie (European Society for Agronomy–ESA) de 2010 à 2016.
Information sur le site Agropolis
Site web ESA

 


logo AFA Association francaise d'agronomieRetrouver de nombreuses ressources sur l'agronomie sur le site de l'Association Française d'Agronomie (AFA)
Site web de l'AFA Association Française d'Agronomie

 


séminaire agroécologie MontpellierAnimation scientifique agroécologie- Intensification écologique des systèmes de culture
Au travers de séminaires/débats, des unités de recherche en agronomie de Montpellier (Cirad, Inra, Ird et Montpellier SupAgro) vous proposent, en partenariat avec Agropolis International, une animation collective transversale mensuelle autour de l'intensification écologique des systèmes de culture.
Page du séminaire agroécologie


 


 
 

Mise à jour le 18/08/17


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agronomie/ch3-reguler-populations-bioagresseurs-optimiser-usage-produits-phytosanitaires.php