PARTAGER / SAUVER

 

Compétences de recherche de Montpellier et du Languedoc-Roussillon

dans le domaine des agricultures familiales

Mots-clés : Amérique du Sud, Amazonie, Para, développement rural, évolution de l'agriculture familiale

Capacités des agriculteurs familiaux à maîtriser les effets de la mondialisation en Amazonie orientale

4. Accompagnement, politiques publiques

4. Accompagnement, politiques publiques

© M. Piraux - L’introduction du palmier à huile dans les exploitations familiales en Amazonie : un exemple de la mondialisation en agriculture En Amazonie orientale, dans le Baixo Tocantins situé dans l’État du Para, et en coopération avec l'université fédérale du Parà (UFPA) et l’IRD, l’UMR TETIS analyse l'impact des influences de la mondialisation (modèles, capitaux, infrastructures, informations, etc.) sur les sociétés locales et, en particulier, sur les agricultures familiales, dans une zone dite périphérique. Le projet PERIMARGE (projet ANR « Périphéries, marges : interpréter les relations aux centres dans la mondialisation »), coordonné par l’IRD, met en œuvre une analyse comparative sur six pays d’Amérique latine et d’Afrique. L’objectif est de comprendre les dynamiques socio-spatiales contemporaines, en particulier celles qui conditionnent l’évolution de l’agriculture familiale dans les zones « en marge du développement ». Le territoire analysé — la municipalité de Mocajuba — est en marge, du fait, d'abord, d'un certain enclavement, mais aussi de la construction d’un barrage en amont (barrage qui a rendu presque impossible la pêche artisanale) et de problèmes sanitaires qui ont mis fin à la culture de rente de la région, le poivre.

Un modèle a été élaboré pour caractériser les impacts des influences de la mondialisation sur les conditions et la nature des systèmes productifs, sur la distribution de la valeur (les revenus) et sur la gouvernance. Ce modèle articule la multiplication des centres et la diversification des flux, matériels et immatériels. Une analyse des trajectoires permettra d’évaluer les capacités des agriculteurs familiaux et des autres acteurs présents sur le territoire à maîtriser ces influences, traduisant par là une capacité différenciée d'activation des ressources existantes (notamment le cacao et l’hévéa naturel dont les qualités sont reconnues) et d'organisation. Un certain degré d’autonomie vis-à-vis des centres est attendu.

Ce travail s'intègre dans un projet que l’UMR développe avec l’UFPA, projet qui a pour ambition de questionner le modèle de développement territorial en cours puis d’évaluer avec les acteurs du développement rural, surtout les agriculteurs familiaux, les voies d’évolution possibles à différents niveaux d’organisation.

Marc Piraux, marc.piraux@cirad.fr
& Jean-Philippe Tonneau, jean-philippe.tonneau@cirad.fr


Date de publication : 01/01/2014





 


 
 

Mise à jour le 11/02/15


 




Extrait du site http://www.agropolis.fr/agriculture-familiale/exemple.php?id=126