Retour sur le 100ème anniversaire du Laboratoire européen de contrôle biologique (EBCL/USDA)

05 avril 2019, Agropolis International, Montpellier

 


©EBCL

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Ils ont participé aux actions de l'EBCL depuis 1995 L'équipe des sites de Montpellier (France) et Thessalonique (Grèce)

 

Le Laboratoire européen de contrôle biologique (EBCL/USDA ARS/Agricultural Research Service - USA), membre d'Agropolis International, localisé sur le campus de Baillarguet (Montferrier sur Lez) a célébré son 100ème anniversaire en présence d'une centaine d'invités internationaux.

Cette journée a été l'occasion de présenter d'une part l'historique du laboratoire depuis sa création,les interactions de l'établissement avec les agences européennes (partenariat de recherches et de mentorat), les travaux en cours et les perspectives futures de travaux et de partenariats et d'effectuer une visite. Après l'événement, les participants ont effectué une visite guidée du laboratoire, installation de 19 375 m2 située sur un terrain de 2 hectares.

Evénement organisé en présence notamment de Simon Hankinson, Consulat général des Etats-Unis (Marseille), de Steven Kappes, administrateur associé de l'ARS et Bryan Norrington, directeur du Bureau des programmes internationaux de recherche de l'ARS,


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De gauche à droite :
- Dawn Gundersen-Rindal, Directrice de l'EBCL
- Bryan Norrington, directeur du Bureau des programmes internationaux de recherche de l'ARS
- Simon Hankinson, Consulat général des Etats-Unis (Marseille)
- Chavonda Jacobs-Young, Administratrice de l’ARS
- Steven Kappes, administrateur associé de l'ARS
- Kate Snipes, Conseiller aux affaires agricoles à l’Ambassade US Paris


Citation:
"Les espèces envahissantes de mauvaises herbes et d'insectes n'ont pas d'obstacles ", a souligné Dawn Gundersen-Rindal, directrice de l'EBCL. "Les parasites indigènes d'autres pays peuvent devenir des parasites américains et réciproquement, de sorte que nous bénéficions tous de la formation de partenariats internationaux solides pour rechercher ensemble des solutions biologiques à des problèmes qui peuvent nous affecter tous.

Ce laboratoire américain est né de la fusion de l'ancien laboratoire européen de lutte contre les parasites, créé à Paris en 1919, et celui dédié à l'étude des recherches en lutte biologique établi à Rome en 1958.

Installé sur le campus de Montferrier-Baillarguet depuis 1999, il collabore depuis l'origine avec les autres membres scientifiques d'Agropolis International (Inra, Cirad, Ird, Montpellier SupAgro, CSIRO-Australie) et les unités mixtes de recherche régionales dédiées à la thématique (CBGP/Centre de Biologie et de Gestion des Populations.)

En Europe, l'EBCL a un laboratoire satellite à Thessalonique, en Grèce, pour faciliter l'exploration et les études sur le terrain, notamment l'étude des vecteurs de maladies (moustiques, phlébotomes, phlébotomes et tiques).


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L'équipe 2019 de l'EBCL devant les locaux du campus de Montferrier-Baillarguet

 

Les travaux de recherches de l'EBCL

Les travaux visent à définir et évaluer les ennemis naturels des ravageurs et mauvaises herbes envahissants qui arrivent aux États-Unis depuis l'étranger. L'objectif premier de la recherche est d'élaborer des approches de lutte biologique qui peuvent être utilisées pour réguler ou contrôler les mauvaises herbes et les insectes ravageurs envahissante aux États-Unis. Pour ce faire, il faut la recherche d'ennemis naturels (insectes, acariens, etc.) dans leur habitat d'origine, en déterminant leur identité, en testant la spécificité et le potentiel de leur hôte, l'impact dans les expériences en laboratoire et sur le terrain, et l'expédition d'organismes prometteurs aux Etats-Unis pour d'autres essais en tant qu'agents de lutte biologique. La lutte biologique est une composante importante de la lutte antiparasitaire intégrée (LAI).

L'une des raisons qui ont motivé la création du laboratoire en 1919 était la découverte d'insectes prédateurs ou de parasites capables de contrôler biologiquement (attaquer) la pyrale du maïs, un ravageur envahissant dont l'arrivée aux États-Unis a fait des ravages sur le maïs et d'autres cultures des agriculteurs. La liste des cibles de lutte biologique de l'EBCL s'est depuis élargie pour inclure des espèces comme la punaise diabolique, la punaise bagrada, la mouche des olives et le longicorne asiatique. Le genêt de Montpellier, le chardon des champs, le chardon étoilé jaune, le ventenata, la tête de méduse et la canne de Provence sont parmi les mauvaises herbes envahissantes visées.



 
 

Mis en ligne le 16/4/19






Extrait du site http://www.agropolis.fr/actualites/100-ans-ebcl-usda.php